Pie XII et la résistance catholique allemande face au nazisme

Le nazisme, doctrine antichrétienne

L'arrivée de Hitler au pouvoir en janvier 1933 marque un véritable bouleversement dans le monde politique européen et mondial.
Le nazisme est une doctrine viscéralement anti-catholique, le paganisme aryen prêché par Adolf Hitler et Alfred Rosenberg proclame la supériorité raciale et la destruction des "sous-races", il s'oppose donc à la solidarité humaine, à l'humilité et au pardon de l'Esprit des Évangiles.

Pour s'imposer culturellement et politiquement, le nazisme doit donc anéantir le christianisme.
Dès 1925, dans "Mein Kampf", Adolf Hitler écrivait : "Chacun peut aujourd'hui constater à regret que, dans le monde antique, beaucoup plus libre que le nôtre, le Christianisme a introduit avec lui la première terreur spirituelle; mais il ne peut rien au fait que, depuis cette époque, le monde vit sous le signe et sous la domination de cette contrainte. Et on ne brise la contrainte que par la contrainte, la terreur par la terreur. C'est alors seulement que l'on peut instituer un nouveau régime."

Le Pape Pie XI tente d'apaiser ces tensions en signant un concordat dès l'accession de Hitler au pouvoir en 1933, mais cet accord ne fait guère illusion : les écoles catholiques sont bientôt dénaturées, les prêtres persécutés. Hitler déclarera en 1937 dans une école de Sonthofen qu'il fallait "écraser l'Église catholique comme un crapaud !".
Les manifestations catholiques, comme la Pentecôte, ou la «Journée internationale de la société catholique» à Munich, co-organisée par le théologien Johannes Neuhäusler, sont réprimées.

Les crucifix sont retirés des écoles catholiques, considérés comme "symboles de superstition".

Le 30 juin 1934, lors de la "Nuit des Longs Couteaux", les nazis organisent une purge politique en assassinant méthodiquement les principales figures catholiques du pays opposées au nazisme.

Cet anti-catholicisme met en émoi les instances religieuses et le clergé en Allemagne, ainsi que des militaires de la Wehrmacht qui veulent se débarrasser du régime nazi.


Eugenio Pacelli, devenu le Pape Pie XII en mars 1939, vicaire du Christ, fut le chef catholique du combat idéologique qui opposera en Europe dans une lutte sans merci, le christianisme au nazisme.

En 1934, le cardinal et archevêque de Munich Michael von Faulhaber publie "Judenum, Christentum, Germanentum" (judaïté, christianité, germanité), un manifeste qui s'oppose au nazisme en défendant l'amitié entre les peuples. Il écrit :
"Il faut que s'opère dans notre peuple une transformation des esprits, que pâlisse le nimbe de l'uniforme et des parades militaires et que soient jetés au bric-à-brac des musées les vieux chants de guerre... Un nationalisme morbide (ein krankhafter Nationalismus) déferle sur notre peuple. Ce qu'on veut, c'est anéantir tous les essais de réconciliation avec l'ennemi d'hier. Prêter l'oreille au premier hurleur venu, ce n'est pas là faire œuvre de patriote".


Le cardinal et archevêque de Munich Michael von Faulhaber, fut un véritable résistant au nazisme. En 1938, son rejet ouvert de l'antisémitisme gouvernemental lui vaut d'être pris à partie directement par les militants nazis. Le Gauleiter dénonça le cardinal comme représentant de « la juiverie mondiale et ses alliés noirs et rouges », et une foule s'attaquera au palais épiscopal du « cardinal juif ».

 
Face à la politique doctrinaire du IIIème Reich d'extermination des plus faibles, le 3 août 1941, le prêtre Clemens August von Galen, déclarera dans un sermon : « C'est une doctrine effrayante que celle qui cherche à justifier le meurtre d'innocents, qui autorise l'extermination de ceux qui ne sont plus capables de travailler, les infirmes, de ceux qui ont sombré dans la sénilité… N'a-t-on le droit de vivre qu'aussi longtemps que nous sommes productifs ? ».
L'euthanasie avait déjà été fermement condamnée par Pie XII le 15 décembre 1940, et en Allemagne le 9 mars 1941, l'évêque catholique de Berlin, Konrad von Preysing, dénonçait en chaire de vérité les meurtres baptisés « euthanasies ».


Le prêtre allemand Clemens August von Galen, surnommé le « Lion de Münster », acquit une réputation de principal opposant de l'Église d'Allemagne au Troisième Reich, à la suite d'une série de sermons contre l'euthanasie des invalides, contre les attaques à l'encontre de l'Église et contre les droits de l'Homme.

Les persécutions nazies dénoncées : un réseau d'information se constitue

Des dignitaires de l'Église catholique vont alors mettre en place un réseau de collectes d'informations sur les violences et persécutions contre les catholiques à travers les évêchés en Allemagne, et en informer le pape Pie XI et son secrétaire d'État et cardinal Eugenio Pacelli, futur Pape Pie XII au Vatican.
Bien que ces derniers ne se mettront jamais directement en risque, il était évidemment hors de question d'impliquer directement les principales figures du Vatican dans un système de réseau d'espionnage.

Le prêtre Johannes Neuhäusler va s'employer à recueillir et structurer cette masse d'informations, qu'il fera passer au Vatican par un agent très spécial, l'avocat et fervent catholique Josef Müller.
Müller fera de multiples voyages entre Berlin et Rome pour acheminer ces documents.


L'avocat Josef Müller, dit "Jo le bœuf" (Ochsensepp), fut une des grandes figures de la résistance catholique allemande au nazisme, et un des principaux informateurs du Vatican sur les exactions commises en Allemagne contre les catholiques.
En 1943, il est arrêté par la Gestapo, déporté successivement dans les camps de concentration de Buchenwald et Flossenbürg où il est torturé, et Dachau. Il est libéré le 5 mai 1945 par la quinzième armée américaine, pendant son transfert par la SS en tant que prisonnier spécial dans le Tyrol du Sud. Après la guerre, Il deviendra un homme politique, chef du parti l'Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU).


Johannes Neuhäusler, prêtre catholique, virulent opposant au nazisme en Allemagne, il est arrêté en 1941, et interné comme prisonnier spécial dans les camps de concentration de Sachsenhausen et Dachau. Libéré, il deviendra en 1947, évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Munich et de Freising.
 
Les deux informateurs vont prendre des risques considérables qui les mettront sous l'œil des services de renseignements allemands.
Les documents transmis par Josef Müller à Rome sont réceptionnés par le théologien Robert Leiber et Monseigneur Ludwig Kaas, qui en font un rapport direct à Eugenio Pacelli.


Le jésuite allemand Robert Leiber (à droite) est un proche conseiller du Pape Pie XII (à gauche) au Vatican, il agira comme intermédiaire entre le Pontife et la résistance allemande face au nazisme, notamment grâce à l'informateur Josef Müller qu'il rencontre fréquemment jusqu'en avril 1943.


Le prêtre Ludwig Kaas, supplééra Robert Leiber comme intermédiaire entre le Pape Pie XII et la résistance allemande face au nazisme.
 
En particulier pendant l'invasion de la Pologne, des centaines de prêtres sont systématiquement fusillés, on arrêtait et déportait par ailleurs vers le camp d'Oranienbourg, des catholiques, intellectuels, ecclésiastiques ou laïcs. Ce programme avait pour objectif l'élimination de l'élite intellectuelle et de l'influence traditionnelle du clergé. Müller mentionne également dans son dossier "l'extermination systématique des juifs", avec "des hommes, des femmes, des enfants entassés dans des tranchées qu'ils devaient eux-mêmes creuser, mitraillés comme des sardines en boîtes".

Le cardinal Eugenio Pacelli étudiera attentivement ces documents pour rédiger des notes de protestation et faire pression sur Berlin.

Pour service rendus et les risques pris, Josef Müller aura le privilège de se marier le 29 mars 1934 dans la crypte secrète de la Basilique Saint-Pierre de Rome, où est censée se trouver la sépulture de Saint-Pierre. C'est Johannes Neuhäusler qui officiera pendant la cérémonie de mariage.

Afin de dénoncer de manière plus vigoureuse le système nazi qui se fait de plus en plus répressif, en 1937 le cardinal Michael von Faulhaber rédige le brouillon initial de la fameuse encyclique du Pape Pie XI "Mit brennender Sorge" (avec une brûlante inquiétude), dénonçant le national-socialisme.
Ce premier jet est ensuite complété et durci par Eugenio Pacelli qui condamne le racisme, le naturalisme, le non-primat des principes de grâce et de dignité humaine, la remise en question de la valeur de la vie humaine, le culte de l'État et du chef, et le paganisme.
Johannes Neuhäusler fera imprimer et distribuer clandestinement en Allemagne plus de 40 000 exemplaires de cette encyclique papale.


Le Pape Pie XII organise une résistance efficace et discrète

Devenu le Pape Pie XII en mars 1939, Eugenio Pacelli va résolument se tourner vers la résistance allemande contre le nazisme, il déclarera, comme solution politique pour l'Allemagne, d'après Robert Leiber : "N'importe quel gouvernement, sans Hitler".
Même si cette déclaration pose un cas de conscience, mûrement réfléchi, dans la manière d'évincer Hitler, y compris la possibilité de son assassinat.
Pour couvrir le réseau allemand, le Pape se fera désormais plus mesuré et discret dans ses propos publics contre le nazisme pendant la guerre, afin d'éviter d'attirer l'attention sur les réseaux de communication avec la résistance allemande.
La dénonciation directe et violente contre le régime nazi, est sujette à des contre-coup incontrôlables et dévastateurs pour les populations opprimées. Lors de la protestation violente et vigoureuse contre le sort des Juifs aux Pays-Bas, la répression s'est accélérée, quasiment tous les Juifs du pays ont été déporté et ont fini en camp de concentration.
Le 2 août 1942, une semaine après les protestations, les autorités allemandes se voient dans l’obligation de "poursuivre les catholiques juifs comme leurs pires ennemis, et d’assurer plus rapidement leur déportation vers l’est".
Müller expliquera après la guerre que le réseau d'information antinazie en Allemagne a toujours fortement insisté pour que le Pape s'abstienne de faire des déclarations publiques stigmatisant les nazis, et, en particulier, les condamnant, et de faire en sorte que ses remarques s'en tiennent toujours à des généralités.

Pendant la guerre, Pie XII aide des organisations juives et les banques de l'Église versent des sommes considérables en dollars américains pour aider des Juifs à sortir d'Europe en coordination mondiale avec les communautés juives de Bolivie, du Costa-Rica, de l'Afrique du Sud, du Chili, de l'Union des rabbins orthodoxes d'Amérique et du Canada, et du grand rabbin de Zagreb.

Lors de la déportation des Juifs de Rome par les nazis, Pie XII interviendra directement le 16 octobre 1943, en coulisses, auprès du gouverneur allemand de Rome, le général Stahel, pour faire cesser les arrestations, mais sans parvenir à faire arrêter un train de déportation de 1 007 Juifs à bord.
Sous la pression, et dans une position délicate face à l'avancée des Alliés, pour éviter un échec militaire, Himmler ordonnera l'arrêt de la poursuite de ces arrestations. Selon une recherche récente du spécialiste Dominiek Oversteyns, cette action directe du Pape permit de sauver la vie à plus de 11 400 juifs.


Les officiers du renseignement allemand, l'Abwehr, entrent en scène

Le 27 septembre 1939, après le déclenchement de la guerre contre la France, la recherche des opposants politique à Hitler s'accentue en Allemagne, Josef Müller, sous pression, est convoqué à Berlin par les officiers de l'Abwehr, le service de renseignement militaire, pour répondre de ses activités soupçonneuses.
Il est reçu par l'amiral Wilhelm Canaris, chef de l'Abwehr, et par son adjoint le colonel Hans Oster. Ils lui signifient qu'ils ont découvert ses activités d'informateur espion du Vatican.
Mais au lieu de le mettre aux arrêts...ils lui proposent un plan pour renverser Hitler, et veulent établir une relation avec le Pape, que Müller leur serve d'intermédiaire auprès des puissances internationales afin de décider d'une paix juste post-hitlérienne, et convaincre les Alliés qu'un autre gouvernement est possible.
Wilhelm Canaris est une connaissance personnelle du Pape, en effet, en 1920, l'amiral faisait des promenades à cheval avec Eugenio Pacelli, alors nonce apostolique à Berlin, et connaît son aversion pour Hitler.


L'amiral Wilhelm Canaris, chef de l'Abwehr, le service de renseignement militaire allemand, appuie différentes tentatives afin de renverser Adolf Hitler en lien avec le Vatican, qui toutes échouent. Accusé d'avoir pris part au complot d'assassinat du Führer le 20 juillet 1944, il est arrêté le 28 juillet 1944 et envoyé dans le camp de concentration de Flossenbürg avant d'être condamné à mort par un tribunal spécial, et exécuté par pendaison le 9 avril 1945.


Le colonel Hans Oster, adjoint de Wilhelm Canaris, fait partie du réseau de conspiration contre Hitler. Il est arrêté par la Gestapo le 21 juillet 1944 pour tentative d'assassinat de Hitler, et exécuté par pendaison le 9 avril 1945 dans le camp de concentration de Flossenbürg.

Durant cet entretien avec Josef Müller, Hans Oster déclarera par ailleurs : "La direction des services de l'Abwehr, ici même à notre quartier général, est en même temps le quartier général de l'opposition de l'armée allemande à Hitler...Je suis moi-même favorable au renversement de ce criminel, par le recours à l'assassinat."
Wilhelm Canaris et des généraux anti-nazis couvrent désormais les contacts de Müller au Vatican, qui se rendra plus de 150 fois à Rome en trois ans.


Renverser Hitler : Le rapport-X

La résistance allemande sous l'égide de Canaris et Oster, tente de mettre au point une première tentative d'assassinat de Hitler, par l'intermédiaire d'Erich Kordt, qui devait recevoir un engin explosif.
Le 8 novembre 1939, pendant un discours du maître du Reich, ils sont devancés par le communiste Georg Elser qui tente de tuer le Führer en faisant exploser une bombe dans la brasserie où il donne son discours.
Mais l'attentat échoue, Hitler ayant abrégé son discours, est parti trop tôt, la bombe fait 8 morts et 63 blessés.
Cette tentative ratée compromet les plans de Canaris, la sécurité de Hitler est grandement renforcée, les dépôts de munition étroitement surveillés, il devient plus compliqué de se procurer facilement une bombe.

Un nouveau plan est mis en place en mars 1940 mettant en étroite collaboration le diplomate anglais D'Arcy Osborne, proche du Pape Pie XII avec lequel il aura de nombreux entretiens, Monseigneur Ludwig Kaas, Robert Leiber, Josef Müller et les militaires de la résistance allemande pour rédiger un document prévoyant les conditions de reddition de l'Allemagne après le renversement d'Hitler, le "Rapport-X", dans ses grandes lignes :
- l'élimination de Hitler
- rétablissement de la "règle de droit" en Allemagne
- aucune guerre à l'Ouest
- l'Autriche reste allemande
- libération de la Pologne
- autodétermination
- armistice par l'intermédiaire du Pape


Le duc D'Arcy Osborne, diplomate envoyé spécial du gouvernement britannique à Rome, séjournera dans la cité du Vatican de 1940 à 1944, et jouera un rôle clé dans le complot visant à renverser Hitler en mars 1940, impliquant le Pape et des généraux de la résistance allemande. Face à l'invasion de la France en mai 1940 et la guerre ouverte déclarée contre l'Angleterre, le duc abandonnera cette voie.
 
Mais après l'invasion de la France et l'attaque contre l'Angleterre par l'Allemagne nazie en mai-juin 1940, la voie diplomatique semble compromise et sans issue. Le "Rapport-X" restera archivé et lettre morte.
La résistance catholique se tourne alors vers des actions plus radicales.


Le "Comité des Ordres", réseau de résistances de Dominicains et des Jésuites

Le 26 mai 1941 le père jésuite Augustin Rösch, et la hiérarchie des jésuites et des dominicains en Allemagne juraient de soutenir et de "préserver notre honneur de catholique, devant notre conscience, devant le peuple, devant l'Histoire, l'Église et notre Seigneur Dieu". Ils créent alors ce qui deviendra le "Comité des Ordres", réseau de résistance actif contre le régime nazi, restant en liaison étroite avec le Vatican.


Le 13 septembre 1941, le prêtre jésuite Augustin Rösch sera reçu dans le quartier général à Berlin de l'Abwehr par le juriste et officier Helmuth James von Moltke, pour discuter du combat à mener contre le nazisme, ce dernier sera associé au "Comité des Ordres". Pour son activisme, Robert Leiber surnommera Augustin Rösch "l'homme fort du catholicisme en Allemagne". Recherché par la Gestapo après l'attentat manqué contre Hitler le 20 juillet 1944, il se réfugiera clandestinement dans l'abbaye de Moosen.


Helmuth James von Moltke, juriste des services de renseignements allemands de l'Abwehr, membre du réseau catholique le "comité des Ordres", est une figure emblématique de la résistance contre le nazisme ayant pour objectif de planifier le renversement de Hitler. Ses activités mises à jour, il sera arrêté en janvier 1944, puis exécuté par pendaison le 23 janvier 1945 à la prison de Plötzensee.
 
Le "Comité" incorporera également à partir de février 1942, leur agent le plus charismatique, le père jésuite Alfred Delp. Avec Augustin Rösch, ils seront les principales figures catholiques justifiant théologiquement le combat contre Hitler et même son assassinat, en se référant à Saint Thomas D'Aquin.


Le père jésuite Alfred Delp, éminent théologien et guide de l'organisation du "Comité des Ordres" conspirant contre Hitler. Après l'échec de la tentative d'assassinat du Führer du 20 juillet 1944, Delp fut arrêté le 28 juillet 1944. Jugé, torturé et exécuté par pendaison le 2 février 1945 à la prison de Plötzensee, il agonisera pendant une vingtaine de minutes suspendu à une corde sur un croc de boucher.


Le juriste catholique allemand Hans von Dohnányi, membre actif du réseau "Comité des Ordres", a sauvé des Juifs et participé à la résistance allemande face au nazisme en compagnie de sa femme et de ses beaux-frères. Le 5 avril 1943, il est arrêté par la Gestapo, et exécuté quelques semaines avant la fin du Troisième Reich, le 9 avril 1945, par pendaison.
 
Le réseau "Comité" obtiendra l'aval du Pape Pie XII à mots couverts pour liquider Hitler, en arguant que les Allemands étaient confrontés à des "pouvoirs diaboliques", et qu'il fallait "mener notre guerre contre les puissances du mal". L'assassinat est donc permis "en cas de nécessité morale pressante, afin d'aider à préserver la libre volonté du peuple, qui lui avait été conférée par son Créateur".


Attentats contre Hitler en mars 1943

Le 13 mars 1943, Wilhelm Canaris et Hans Oster se rendent à Smolensk avec un paquet contenant une bombe.
Ils espèrent pouvoir faire sauter l'avion de Hitler alors de retour vers Munich. Fabian von Schlabrendorff est chargé de transmettre le paquet, en le faisant monter à bord de l'avion comme un colis contenant deux bouteilles de Cognac, un présent à l'intention du colonel Stieff.
Mais, un problème technique survient, le mécanisme de la bombe ne se déclenche pas. Hitler s'en sort sans se rendre compte qu'on a tenté de le tuer.

Autre tentative quelques jours plus tard, le 22 mars 1943, lors de la commémoration du jour du Héros à Berlin, la journée de glorification de l'armée allemande contre les adversaires du nazisme. une bombe est confiée au baron Rudolf von Gersdorff, pour liquider Hitler, mais le Führer part trop tôt, l'attentat est annulé.


Arrestation de Josef Müller et Hans von Dohnányi

Plusieurs autres opérations sont organisées par le "Comité" comme l'exfiltration vers la Suisse de Juifs, l'opération U-7, orchestrée par Wilhelm Canaris et Dietrich Boenhoffer.
Mais l'opération tourne mal. Lors d'un contrôle, de l'argent est retrouvé en quantité sur Wilhelm Schmidhuber un membre du "Comité des Ordres".
Le 5 avril 1943, il est arrêté, tabassé, et finit par parler.
Cette dénonciation conduit à l'arrestation de Hans von Dohnányi et Josef Müller en avril 1943.
La perte de Josef Müller pour la résistance allemande est lourde, entrave les manœuvres des membres du réseau du "Comité", mais n'empêche pas que l'organisation puisse continuer ses actions.


L'attentat du 20 juillet 1944 : Claus von Stauffenberg

Le réseau du Pape a tenté à plusieurs reprises d'entrer en contact avec Claus von Stauffenberg, un colonel allemand fervent catholique, opposé en privé à Hitler notamment à cause de sa haine des Juifs.  Après avoir été sérieusement blessé le 7 avril 1943 sur le champ de bataille en Tunisie (main droite amputée, et perte de l'œil gauche), Stauffenberg franchira le pas en entrant en résistance dans le réseau "Comité des Ordres". Ses agents de liaison avec le Vatican seront principalement Paul Franken et Albrecht von Kessel, en contact avec Robert Leiber et Ludwig Kaas.
Stauffenberg ne supporte pas l'antisémitisme de Hitler, la nazisme est pour lui incompatible avec une vie chrétienne. Il dira : "Enfin je suis catholique et nous avons une très ancienne tradition justifiant que les tyrans puissent être assassinés".
Sur le serment de fidélité qui lie tout soldat à son supérieur,  Stauffenberg expliquera que "En catholique fidèle, j'étais lié par le devoir d'agir à l'encontre de ce serment."
Pendant les réunions au "Comité des Ordres" Stauffenberg s'accordera  avec les autorités ecclésiales, en particulier avec Alfred Delp, sur la justification théologique de se débarrasser physiquement d'un tyran.

Pour contrer de nouvelles tentatives révolutionnaires de prise de pouvoir, Wilhelm Canaris suggérera judicieusement auprès des autorités nazies de mettre en place le plan "Valkyrie" préparé par l'Abwehr. Ce programme prévoit la possibilité pour des officiers de prendre des initiatives afin d'empêcher un coup d'état. C'est sous couvert de ce faux programme que va se préparer un nouvel attentat contre Hitler et la tentative de prise de pouvoir par des généraux anti-nazis. Canaris intègre Stauffenberg dans ce programme le 31 juillet 1943.


Le colonel allemand Claus von Stauffenberg, figure de la résistance catholique du "Comité des Ordres", prendra part au plan "Valkyrie", une couverture qui lui permet d'approcher Hitler et de déposer une bombe près de lui pendant une réunion le 20 juillet 1944. L'attentat échoue, le Führer est juste légèrement blessé, Stauffenberg sera arrêté et fusillé le lendemain.

Le 20 juillet 1944, tout est prêt pour l'attentat. Pendant une réunion stratégique à Berlin, Stauffenberg dépose près de Hitler une sacoche contenant un explosif, et s'en va prétextant un coup de téléphone à passer.


Le colonel Claus von Stauffenberg (à gauche), le 15 juillet 1944 dans la Tanière du loup en Prusse-Orientale, cinq jours avant l'attentat, vient saluer Hitler.

En sortant, après quelques minutes, il entend une violente déflagration : la bombe a explosé ! Il se rend immédiatement au quartier général de réserve et de l'intérieur à Berlin.
Avec son complice l'Oberleutnant Werner von Haeften, Stauffenberg fait arrêter le général Fromm qui l'empêche de passer, ce dernier ne croyant pas à l'assassinat de Hitler.
Stauffenberg contacte alors pendant plusieurs heures les généraux allemands aux quatre coins de l'Europe, pour leur annoncer la mort de Hitler, et la chute du régime nazi, et que les généraux prennent officiellement le pouvoir dans le cadre du plan "Valkyrie".
Mais bientôt, la nouvelle se répand : Hitler n'est que légèrement blessé, la sacoche contenant la bombe a été déplacée pendant la réunion, ce qui a sauvé le Führer. Des officiers loyalistes reprennent le contrôle des opérations et font arrêter Stauffenberg et Haeften.
Leur complot dévoilé, ils seront fusillés devant un peloton d'exécution la nuit même.


Arrestation des officiers de la résistance allemande

L'échec de l'attentat du 20 juillet 1944 est une catastrophe pour les conspirateurs du réseau du "Comité des Ordres", qui tombe comme un château de cartes.
Alfred Delp, qui fut en relation directe avec Stauffenberg, est arrêté le 28 juillet 1944, il sera torturé et pendu le 2 février 1945, sans donner les noms de ses complices, et Augustin Rösch doit fuir et se cacher jusqu'à la fin de la guerre.
Hans Oster est arrêté le 21 juillet et Wilhelm Canaris le 29 juillet, soupçonnés d'avoir pris part au complot.
Dans le cadre de l'opération "Thunderstorm", le Reich va ainsi éliminer tous les conspirateurs du "Comité des Ordres".
Le 22 septembre 1944, en fouillant dans les archives de l'Abwehr, les nazis tombent sur des notes du "Rapport-X" impliquant directement le Vatican et les officiers du renseignement déjà emprisonnés, Wilhelm Canaris et Hans Oster. Ces documents signent leur arrêt de mort, ils seront tous les deux pendus le 9 avril 1945.


Fin de la guerre

Le 1er juin 1945, après sa libération par les Américains, Josef Müller sera reçu par le Pape Pie XII à Rome pendant trois heures, le Pontife sera admiratif et reconnaissant du combat mené par ce résistant, durant ces années noires.
 

Le Pape Pie XII bénissant la foule, après un raid aérien américain sur Rome en août 1942

Propagande anti-catholique pendant la guerre froide

En 1963, pendant la guerre froide, pour décrédibiliser le Pape Pie XII et l'Église catholique ouvertement anti-communiste, les soviétiques vont récupérer une fiction théatrale écrite par l'Allemand Rolf Hochhuth, "Le Vicaire", voulant montrer la prétendue inaction du Pape face à la barbarie nazie contre les Juifs, pour en faire un message de propagande politique.
La pièce sera réécrite et diffusée dans les plus grandes villes du bloc de l'Est, ainsi qu'à Londres, Paris, New-York, Vienne ou encore Tel-Aviv.

Dans les années 1970, cette propagande est alimentée par les progressistes anti-catholique athées. Elle atteindra son paroxysme en 2002, la pièce controversée de Hochhuth sera adaptée en film par le réalisateur Costa-Gavras, avec Mathieu Kassovitz dans le rôle d'un prêtre, Ricardo Fontana, qui n'a jamais existé dans la réalité.
Ce prêtre de fiction tente d'alerter le Pape qu'un génocide des Juifs est en cours, mais ce dernier reste froid, sourd et indifférent, expliquant qu'il "veut la paix à tout prix" avec Hitler, et ne fait donc rien. Il devient de fait un complice du nazisme.
Aucun des protagonistes proches du Pape tels Robert Leiber, d'Arcy Osborne, Ludwig Kaas ou Josef Müller, qui ont joué un rôle fondamental dans la résistance catholique au sein du Vatican, ne sont mentionnés dans le film.


L'affiche du film de propagande anti-catholique "Amen." de Costa-Gavras sorti en 2002, avec en vedette Mathieu Kassovitz dans le rôle d'un prêtre fictif. La croix chrétienne et la croix gammée sont entremêlées, dans le but de montrer une soi-disant complicité entre les actions du Pape Pie XII et le Reich nazi.


La reconnaissance internationale des actions de Pie XII

Cette propagande idéologique sans fondements, est largement démentie par les faits historiques, et la reconnaissance internationale des actions du Pape, en particulier par la communauté juive.

En 1963, Pinchas Lapide, qui fut consul d’Israël à Milan pendant le pontificat de Pie XII, déclare au journal Le Monde : "Je peux affirmer que le Pape, le Saint-Siège, les nonces et toute l’Eglise catholique ont sauvé de 150.000 à 400.00 juifs d’une mort certaine… L’église catholique sauva davantage de vies juives pendant la guerre que toutes les autres églises, institutions religieuses et organisations de sauvetage réunis". (Le Monde le 13 décembre 1963).

"Pendant la décennie de terreur nazie, quand notre peuple a subi un martyre terrible, la voix du Pape s'est élevée pour condamner les persécuteurs...Nous pleurons un grand serviteur de la paix."
Golda Meir, Premier Ministre israélien, octobre 1958.

Le 25 décembre 1942 dans son message radio-diffusé de Noël, le pape Pie XII évoque "les centaines de milliers de personnes qui, (…) par le seul fait de leur nationalité ou de leur race, ont été vouées à la mort ou à une extermination progressive". Le lendemain, le New-York Times salue “le Pape (qui) se place à l’opposé de Hitler".

Le 13 février 1945, Israële Zolli (1881-1956), Grand Rabbin de Rome, se convertit au catholicisme et prend pour nom de baptême Eugenio, en hommage à Pie XII.

Le 29 novembre 1945, la United Jewish Appeal envoie une délégation de 70 rescapés des camps de concentration au Vatican pour exprimer à Pie XII la reconnaissance des juifs pour son action en leur faveur. (L’Osservatore Romano, 30-11-1945).

Le 26 mai 1955, 94 musiciens juifs, sous la direction de Paul Kletzki, ont joué sous les fenêtres du Vatican « en reconnaissance de l’œuvre humanitaire grandiose accomplie par le Pape pour sauver un grand nombre de juifs pendant la seconde guerre mondiale »


Cet article n'a pas la prétention de lister tous les résistants au nazisme; hommage donc à ceux qui se sont battus, au prix de leur vie, contre cette barbarie totalitaire.

sources :


Le programme politique du Grand Remplacement dévoilé

La théorie du Grand Remplacement a été popularisée en 2002 par l'essayiste et écrivain Renaud Camus. Il existerait un projet gouvernemental visant à remplacer la population française de souche par une immigration massive extra-européenne.
Quel crédit accorder à cette thèse ?

 

Accusé par Marlène Schiappa de diffuser des théories complotistes sur le Grand Remplacement ayant influencé le terroriste de Christchurch en Nouvelle-Zélande, Renaud Camus vient de porter plainte pour diffamation.


Le Grand Remplacement est un néologisme basé tout d'abord et avant tout sur le programme politique de migration élaboré par l'Organisation des Nations Unies (ONU) et l'Union Européenne (UE).
Un rapport publié sur le site de l'ONU en mars 2000, décrit clairement que les instances européennes doivent faciliter l'arrivée d'une immigration massive en Europe, qualifiée officiellement de "migration de remplacement", pour faire face au déclin démographique de la population blanche et maintenir ainsi une population active de travailleurs à un taux acceptable.


Dans le rapport PDF publié par l'ONU le 21 mars 2000 pour mettre en place la politique de "migration de remplacement" en Europe, (p32), et maintenir la population active à un taux acceptable en France, il faudrait importer 32,1 millions immigrants de 2000 à 2025, soit une moyenne de 1,3 million par an, et 60,9 millions immigrants de 2025 à 2050, soit une moyenne de 2,4 millions par an. D'ici 2050, sur une population totale de 187 millions d'habitants, 128 millions, soit 68,3 %, seraient des immigrants post-1995 ou leurs descendants.
Autrement dit, une véritable invasion migratoire qui changerait définitivement l'identité culturelle et ethnique de la France.



L'ONU travaille également en étroite collaboration avec l'UE pour mener à bien sur une très grande échelle, le remplacement de la population européenne de souche.
Pour les dirigeants de l'UE, il est en effet nécessaire de fonder "une nouvelle politique pour la migration légale: l'objectif principal est de faire en sorte qu'une Europe en déclin démographique demeure une destination attrayante pour les migrants, notamment en modernisant et en révisant le régime de la carte bleue, en fixant de nouvelles priorités pour nos politiques d'intégration, et en optimisant les avantages de la politique migratoire pour les personnes et les pays d'origine, par exemple en rendant les envois de fonds moins coûteux, plus rapides et plus sûrs."

"la proposition d'activer pour la première fois le mécanisme d'urgence prévu à l'article 78, paragraphe 3, du TFUE, pour aider les États membres confrontés à un afflux soudain de migrants. D'ici la fin du mois de mai, la Commission proposera un mécanisme temporaire de répartition dans l'UE des personnes qui ont manifestement besoin d'une protection internationale. Une proposition relative à un régime européen permanent de relocalisation dans les situations urgentes d'afflux massifs sera présentée ultérieurement, d'ici la fin de l'année 2015;"
Communiqué de presse sur la politique migratoire de l'Union Européenne - 13 mai 2015



"Organiser l'immigration légale est dans l'intérêt de l'Europe sur le long terme; les projections démographiques montrent que vers les années 2060, la population active européenne aura décru de 10%, soit environ 50 millions de personnes, pendant que le nombre de retraités passera de 17,5% à 30%, soit de 84,6 millions à 151,5 millions de personnes. Cette tendance pose un réel danger pour la productivité économique européenne, en particulier parce que très bientôt il y aura deux actifs pour une personne de plus de 65 ans, contre quatre actuellement."
(site devenu non disponible, document posté iciJean-Claude Juncker, président de la commission européenne (2014-2019) - 23 avril 2014

Il s'agit là bien des bases d'un projet politique de remplacement de la population de souche préparé et organisé.
Dans tous les documents officiels des instances européennes qui nous gouvernent, la politique d'immigration n'est axée que sur la venue des masses migratoires, jamais sur des programmes d'aide et d'encouragement à la natalité de la population autochtone par exemple. Au contraire, puisque les femmes françaises sont encouragées à avorter : il se pratique environ 220 000 avortements chaque année en France, entièrement remboursés par la sécurité sociale, avec les impôts du contribuable !


Le Grand Remplacement n'est en fait que l'aboutissement de la république universelle et son culte maçonnique basé sur "les droits de l’homme et du citoyen".
La liberté individuelle nie l’existence des peuples, leurs traditions, leurs identités, leurs cultures et le bien commun hérité et transmis par des générations antérieures. L'homme nouveau n'a pas besoin de traditions, ni de moeurs, il est façonné par l'école de la république sans racines, ni attaches.

L'égalitarisme ne s'obtiendra que par la destruction de la toute puissance de l'homme Blanc garant de l'ordre établi, oppresseur colonialiste des minorités ethniques, des Musulmans, des Arabes, des Noirs, des femmes, des gays, des lesbiennes et autres transgenres. L'objectif est donc de déconstruire la civilisation européenne : c'est-à-dire anéantir le christianisme, la famille, la hiérarchie, le patriarcat, la nation, l'armée, la police, l'élite culturelle, le mérite scolaire, l'architecture, la peinture, la littérature traditionnelles.

Les minorités ethniques surfent sur cet égalitarisme républicain pour promouvoir leurs identités au détriment des autochtones blancs européens. les Blancs seraient la cause de tous leurs malheurs.

Rokhaya Diallo, une des nombreuses militantes progressistes, mène une propagande idéologique de lutte contre la race blanche sur les média français et étrangers : dans un article publié sur le quotidien anglais The Guardian du 2 mars 2017, "Quand la France comprendra-t-elle que le racisme de la police est systémique ?", Rokhaya Diallo affirme que la police blanche est raciste et devrait être condamnée pour ses exactions exercées spécifiquement contre les minorités ethniques africaines :
"On dirait que la société française vient de découvrir soudainement la cruauté banale de la violence policière, alors que cela n'a rien de surprenant pour ceux qui vivent dans les quartiers défavorisés. De Rodney King à Michael Brown, les victimes de racisme de la police américaine apparaissent régulièrement dans les média français. Mais des événements similaires en France ne prêtent guère attention, et quand c'est le cas, l'aspect racial est occulté. Les réseaux sociaux cependant, remettent le système en cause.
"L'activisme des hashtag a mis en évidence ce que les média ont tenté de cacher : Traoré et Luhaka étaient noirs."
"Finalement, il y a un problème profondément enraciné qui gangrène les forces de police française : un racisme systémique qui n'est ni reconnu, ni abordé."

Donc, si un Africain se fait arrêter par la police parce qu'il commet un méfait, c'est forcément du racisme.


"Honorer l'Europe noire", le peuple de descendance africaine.
Rokhaya Diallo pendant la série de conférences données au parlement européen de Bruxelles sur la reconnaissance et les droits de la race noire face à l'oppression de la domination blanche, du 14 au 17 mai 2018.


 
Cette politique de victimisation et de haine de la race blanche se traduit concrètement par des actes racistes contre la population autochtone, obligée de fuir progressivement les banlieues.

Les chiffres confirment les conséquences du Grand Remplacement, visible dans quasiment toutes les grandes villes des banlieues françaises.


Saint-Denis, plus de 90 000 habitants, n'est qu'un exemple parmi les innombrables communes de la banlieue parisienne où la population française de souche a été totalement remplacée par une population d'origine extra-européenne; berbères, arabes, africains sub-sahariens, asiatiques, indiens, etc... en moins de 30 ans. Dans les rues de la ville, on n'entend presque plus personne parler français.
Ceci impliquant un bouleversement du paysage culturel, cultuel et ethnique.
Les prénoms donnés ne sont plus Christophe, Matthieu, Sylvaine et Estelle, mais Rachid, Mohamed, Youssouf, Fatoumata et Kakambwa.
Les nouveaux arrivants n'ont plus comme héritage Aristote, le Christ, Jeanne D'Arc, Descartes, Pascal ou Chateaubriand, mais le Coran, le Ramadan, le Zouk, le Wolof et l'arabe. Sur la ville, il existe une trentaine de boucheries islamiques, et plus une seule boucherie traditionnelle !
Témoins du grand Remplacement à Saint-Denis, la prolifération des Mosquées et des écoles coraniques ces trente dernières années :
- le centre Tawhid de Tariq Ramadan près de la Basilique
- la grande Mosquée financée par les saoudiens et son minaret
- l'école coranique des Frères Musulmans Institut Européen des Sciences Humaines (IESH)
- l'école coranique Al-Andalus, soutenue par le prédicateur antisémite Éric Younous
Sans compter les multitudes de salles de prières islamiques qui parsèment les cités des quartiers.

À Pantin, la dernière boucherie traditionnelle a fermé en 2011, il n'y a plus que des boucheries islamiques.

La gouvernance mondiale, la construction de l'UE sont actuellement freinés par les pays ayant une population homogène encore trop blanche, réfractaire au mondialisme par son héritage identitaire, culturel, cultuel et traditionnel (Pologne, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie,...).
Le métissage, la diversité ethnique, le multiculturalisme, l'immigration permettent de noyauter et d'affaiblir les revendications patriotiques et identitaires des populations autochtones sur le long terme, favorisant ainsi la globalisation du Monde.
Ceux qui rejettent la politique des quotas de migrants sont sanctionnés par l'UE, comme en Hongrie, où Viktor Orbán refuse de se plier au diktat de Bruxelles.



Le premier ministre hongrois Viktor Orbán lutte contre le Grand Remplacement imposé par l'UE : « Si nous acceptons l’immigration comme une solution, alors nous contribuons au remplacement des populations ».
Réunion internationale visant à promouvoir « le modèle de la famille traditionnelle », le 5 septembre 2019 à Budapest


Pour terminer, une liste bien évidemment non exhaustive d'idéologues influents adeptes du Grand Remplacement en France :

"On a une télévision d'hommes blancs de plus de 50 ans, et ça, il va falloir que cela change"
Delphine Ernotte - présidente de France Télévisions

"Delphine, tu as dû te sentir bien seule lorsque tu portais un constat, à la fois évident et courageux. L’homme blanc de plus de 50 ans", vous vous en souvenez ? Tu n’es plus seule. Je porterai cette exigence avec autant de passion qu’au sein de mon ministère. Je n’aurai pas de tabou."
Françoise Nyssen - Ministre de la Culture jusqu'en 2018

"L’Oréal fait de la discrimination positive et l’assume. Aujourd’hui, lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chance d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche."
Jean-Paul Agon, PDG de l'Oréal - journal "Le Monde" 12 juillet 2007



La militante raciste, des "Indigènes de la République", Maboula Soumahoro : "L’homme Blanc ne peut pas avoir raison contre une Noire et une Arabe"


Issue d'une famille camerounaise réfugiée en France, décorée par le Ministère de la culture du titre de "Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres", Grand Prix Fémina 2013, prix Goncourt des lycéens 2006, l'écrivain Léonora Miano se plaint du racisme structurel et souhaite la disparition du monde blanc, en s'adressant à eux de la façon suivante : "Vous avez peur d'être minoritaire culturellement. N'ayez pas peur de quelque chose qui va se passer, ça s'appelle une mutation."

 

"À compétences égales, et bien désolé, on choisira la femme, ou on choisira la personne venant de autre chose que le mâle blanc, pour être clair."
Anne Lauvergeon, PDG d'Areva


 
"A la tête de la haute administration, on a principalement des hommes, blancs, qui ont fait l’ENA. On manque terriblement de diversité dans les parcours. Quand tout le monde a le même logiciel il n’y a plus d’intelligence collective."
Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur Twitter le 6 janvier 2019


"Il ne faut pas que les acteurs de l'Intelligence Artificielle (IA) ne soient pas trop comme ce que je suis devant vous : des mâles blancs quadragénaires"
Emmanuel Macron conférence sur "l'Intelligence artificielle au service de l'humanité" au Collège de France à Paris le 29 mars 2018.

Emmanuel Macron, concernant le rapport Borloo sur les banlieues, "Ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s’échangent un rapport".




Mise en oeuvre de la politique de métissage obligatoire par le président Nicolas Sarkozy, le 17 décembre 2008 pendant la conférence sur l'"Égalité des chances et diversité" à Palaiseau. La fin de la race blanche.


Jean-Luc Mélenchon : "Je ne peux pas survivre quand il n’y a que des blonds aux yeux bleus, c'est au-delà de mes forces."



Jean-Luc Mélenchon se réjouit de l'éradication de la race blanche, remplacée par une immigration extra-européenne.

Al-Andalus, le mythe d'une Espagne musulmane tolérante et multiculturelle

Pour justifier l'avènement d'une ère post-nationaliste, un monde merveilleux, multiculturel et multiethnique mondialisé, les Musulmans vivant en Europe et la gauche progressiste font l'apologie de l'Islam, la religion de paix et tolérance, afin de faire vivre un mythe qui n'a en réalité jamais existé : Al-Andalus, l'Espagne du Moyen-âge où Chrétiens, Musulmans et Juifs vivaient en paix et en harmonie entre le VIII et le XVème siècle.

Pour ces progressistes, des conquérants musulmans pacifiques seraient venus apporter richesse, science et bonheur aux populations chrétiennes prétendument arriérées.

La réalité, au regard des chroniques d'époque et des faits historiques est tout autre.
Les conquérants jihadistes musulmans qui ont occupé l’Espagne de 711 à 1492, ont provoqué pendant des siècles guerres entre factions rivales de chefs militaires arabes et berbères pour la conquête du pouvoir, des conflits ethniques et religieux, la destruction de villages, pillages d’Églises et de Synagogues, la persécution et la réduction en esclavage de populations locales chrétiennes et juives.



Pelayo, premier roi des Asturies et héritier d'une dynastie wisigothique, va initier la résistance contre l'envahisseur musulman. Son armée chrétienne se distinguera en particulier lors de la bataille de Covadonga en 722, dans le nord de l'Espagne, en battant les soldats Omeyyades venus de Cordoue. Il représente le symbole et le début de ce qui sera appelé la "Reconquista", la reprise de l'Espagne aux Musulmans.


La dynastie Omeyyade du califat de Cordoue qui succède aux premières conquêtes réalisées par les musulmans Abbassides, fut une campagne militaire dévastatrice de l'Espagne du sud vers le nord. Avec entre autres les califes Abd al-Rahmān I, Abd al-Rahmān III, et Almanzor de 750 à 1031.


L'ouvrage de l'historien Simon Barton, "Conquerors, brides, and concubines : Interfaith relations ans social power in medieval iberia", démontre l'importance de l'appropriation des femmes du camp ennemi, ce qui permet aux assaillants de consolider leur autorité et leur domination sur les populations opprimées.

Le premier conquérant musulman en Espagne, le chef Berbère Tariq Ibn Ziyad, exhorte son armée, dès son arrivée sur les côtes, en 711, par l'appât du gain des femmes, en ces termes :
"Vous avez entendu dire qu'il y avait dans ce pays de nombreuses ravissantes jeunes filles grecques, aux formes gracieuses drapées dans de somptueuses robes luisant de perles, de coraux, et d'or le plus pur, et elles vivent dans des palais royaux. Le Commandeur des vrais croyants, Al-walid, fils d'Abdal-Malik, vous a choisi pour cette attaque parmi tous ses guerriers arabes, et il vous promet que vous deviendrez ses camarades en obtenant le rang de rois de ce pays."
L'historien Al Maqqari - "Le souffle des parfums"

« Dhikr Bilad Al-Andalus », est un document arabe du XIVème siècle, un catalogue qui relate une multitude de campagnes militaires menées par le calife Almanzor en Espagne, et donne une place importante aux nombreuses femmes et enfants capturés par le hajib (chef religieux vérifiant la bonne application de la charia).
Lors de la mise à sac et de la prise de Barcelone en 985, le document relate que plus de 70 000 femmes et enfants furent mis en captivité et réduits en esclavage. A Zamora, en 981, plus de 40 000 femmes. A Pampelune, 18 000 femmes. De véritables razzia organisées, visant à noyauter et décimer des familles entières parmi les populations chrétiennes.
« Conquerors, Brides, and Concubines: Interfaith Relations and Social Power in Medieval Iberia » de Simon Barton – p35

Dans son ouvrage « Le mythe du paradis andalou » (livre en anglais), l’universitaire espagnol Darío Fernández-Morera, documents historiques à l’appui, démonte le mythe de l’existence d’une Espagne tolérante, fraternelle dans laquelle Musulmans, Chrétiens et Juifs auraient vécu pacifiquement pendant des siècles sous la bienveillance des lois islamiques :
« Dans la jurisprudence malékite, une esclave sexuelle achetée sur une place de marché, ou capturée dans un raid guerrier, ayant des rapports sexuels avec son maître, devient son esclave sexuelle, une « jariya » (ou djariya, une concubine)."

"Sous la dynastie Omeyyade, Al-Andalus est devenu un centre de commerce et d’échanges d’esclaves : jeunes femmes esclaves sexuelles, même quelquefois âgée de 11 ans, enfants mâles castrés pour devenir des eunuques dans les harems, enfants mâles capturés et entraînés dans des campements pour devenir des esclaves guerriers, hommes utilisés comme serviteurs ou travailleurs pour tout usage concevable, les êtres humains de tout âge et race étaient achetés et vendus.
Le prix d’un esclave dépendait de son âge, de son sexe, de sa race, et de ses capacités. Les esclaves blanches, en particulier les blondes, souvent capturées dans des raids menés sur les terres chrétiennes, étaient les plus recherchées. En 912, pendant le règne de l’âge d’or du Califat Omeyyade de Cordoue, le prix d’un esclave mâle noir était de 200 dirhams (pièces) d’argent. Une fille noire de Nubie étaient vendue pour 300 dinars d’or. Une femme blanche sans éducation coûtait 1 000 dinars d’or. Une femme blanche capable de chanter, valait 14 000 dinars.
La cour du Calife Abd-Al-Rahman III comptait 3 750 esclaves, un harem de 6 300 femmes, et son armée incluait 13 750 esclaves guerriers. »

Darío Fernández-Morera, « Le mythe du paradis andalou » p158-159


huile sur toile de Giulio Rosati (1858-1917)  « choisissant sa favorite » – Un riche marchand Musulman choisissant sa favorite dans son harem


Martyre de San Pelayo - Juan Soreda (1532) - Église de San Pelayo à Olivares de Duero

Le calife Abd-Al-Rahman III était « amoureux » d’un enfant chrétien capturé nommé Pelayo : refusant de se convertir à l'Islam et les avances sexuelles du Calife, Pelayo a alors été torturé, martyrisé et tué. Il est depuis des siècles fêté comme saint martyre de l'Église catholique (le 26 juin dans le calendrier).


L'historien andalou Ibn Hayyan relate également, dans son monumental ouvrage Kitab al-Muktabys du XIème siècle, la cruauté de Abd Al Raman III envers ses femmes esclaves :
"Abd Al Raman III était sujet à d'épisodes particulièrement violent envers les femmes de son harem, soumettant une infortunée concubine ayant rejeté ses avances dans son palais à Madinat al-Zahra à des abus cruels, ordonnant à ses eunuques de la maintenir pendant qu'il lui brûlait le visage avec une chandelle."


Suite à la campagne dévastatrice menée par le calife Almanzor sur la province de León en 988, la nonne Flora raconte dans un document conservé aux archives du monastère de Santiago daté du 28 décembre 1023, comment toutes les nonnes du monastère Sainte-Christine furent capturées et emmenées de force, Flora ayant pu s'échapper. On voit dans sa manière de relater les faits à l’époque, que la conquête islamique n’avait rien de véritablement pacifique :
« Sur le compte des péchés des Chrétiens, le peuple sarrazin, graine des ismaélites, a envahi toutes les provinces de l’Occident en ordre de bataille pour dévorer la terre, et frapper partout avec l’épée, afin de ramener des captifs; le serpent leur a donné la victoire.  Et ils ont abattu les villes, détruit les murs, nous ont foulé aux pieds, ils ont rasé les cités, décapité les hommes, et il n’y a pas une ville, un village, ou un château ayant survécu à cette dévastation. »

archives « El monasterio de Santiago de León » vol. VI p238, documents regroupés par María del Pilar Yáñez Cifuentes
(repris aussi par Simon Barton dans « Conquerors, Brides, and Concubines: Interfaith Relations and Social Power in Medieval Iberia
» p36)
Ce qui s'est passé au monastère de Santiago de León, a été répliqué à Saint-Jacques de Compostelle, Astorga, Zamora, Pampelune, Barcelone,... pendant les campagne de Almanzor sur les deux dernières décennies du dixième siècle.

A Zamora en 981, Almanzor brûle les Églises et détruit les monastères. En 997, il mène une expédition dans le nord-ouest de l'Espagne, pille et détruit la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle, fait raser sa basilique.


Statue du calife de Cordoue Almanzor (937-1002), véritable persécuteur des Chrétiens, à Calatañazor, ville où il fut vaincu
par les forces réunies des rois de Navarre et de Léon, et du comte de Castille

L’idéologie islamique est profondément axée sur la conquête et l’asservissement des peuples de gré, (conversion ou soumission au statut de « dhimmi », une protection offerte contre un tribut, sous différents pactes) ou de force (exécution, persécution).
Après s’être rendues aux autorités musulmanes, pour rester en vie et ne pas risquer d’être persécutées, les populations chrétiennes et juives devaient signer un pacte de soumission. Le plus célèbre d’entre eux est le « pacte d’umar » imposé par un des premiers califes de l’Islam après la mort du Prophète Mohamed, qui servira de modèle aux différents califats d'Al-Andalus et jusqu’au milieu du XIXème siècle dans le monde musulman.

Typiquement, quelques exemples de conditions que devaient respecter les minorités religieuses chrétiennes et juives (dhimmis) soumises à ce pacte :
  • Nous ne construirons plus dans nos villes et dans leurs environs, ni couvents, ni églises, ni cellules de moines, ni ermitages. Nous ne réparerons point, ni de jour ni de nuit, ceux de ces édifices qui tomberaient en ruine, ou qui seraient situés dans les quartiers musulmans. 
  • Nous tiendrons nos portes grandes ouvertes aux passants et aux voyageurs. Nous donnerons l’hospitalité à tous les Musulmans qui passeront chez nous et les hébergerons durant trois jours. 
  • Nous ne donnerons asile, ni dans nos églises ni dans nos demeures, à aucun espion. 
  • Nous ne cacherons rien aux Musulmans qui soit de nature à leur nuire. 
  • Nous n’enseignerons pas le Coran à nos enfants. 
  • Nous ne manifesterons pas publiquement notre culte et ne le prêcherons pas.
  • Nous n’empêcherons aucun de nos parents d’embrasser l’Islam, si telle est sa volonté. 
  • Nous serons pleins de respect envers les Musulmans. Nous nous lèverons de nos sièges lorsqu’ils voudront s’asseoir. 
  • Nous ne chercherons point à leur ressembler, sous le rapport des vêtements, par la calotte, le turban ou les chaussures, ou par la manière de peigner nos cheveux. 
  • Nous ne ferons point usage de leur parler; nous ne prendrons pas leurs noms. 
  • Nous ne monterons point sur des selles
  •  Nous ne ceindrons pas l’épée. Nous ne détiendrons aucune espèce d’arme et n’en porterons point sur nous. 
  • Nous ne ferons point graver nos cachets en caractères arabes. 
  • Nous ne vendrons point de boissons fermentées. 
  • Nous nous tondrons le devant de la tête.
Exemple de la condition de dhimmis des Chrétiens dans l'Espagne musulmane Omeyyade sous Abd-Al-Rahman II, en 850 à Cordoue, le prêtre Perfectus est décapité pour avoir, dans un débat avec des Musulmans, blasphémé contre le Prophète Mohamed. Plusieurs Chrétiens sont par la suite massacrés.

Le magistrat de Séville Ibn Abdun pendant la période Almoravides (vers 1100), décrit les droits du dhimmi, Chrétiens et Juifs, dans son traité "Risala fi-l-qada wa-l-muhtasib", extraits :
"Le son des cloches doit être interdit en territoire musulman et réservé uniquement pour le pays des Infidèles"
"Il est interdit de vendre un manteau ayant appartenu à un lépreux, un Juif ou un Chrétien, à moins que l'acheteur n'ait été informé de son origine"
"Il est interdit de les croiser en les saluant "La Paix soit sur vous". En effet, "Satan les a dominés, et leur a fait oublier la promesse divine. Ils sont du parti de Satan, sûrement, ils seront les perdants !" (Coran 58:20)
"Un signe distinctif doit leur être imposé afin qu'ils soient reconnus, et qu'il soit pour eux une forme de disgrâce."
Les lois islamiques de la charia appliquée en Al-Andalus peuvent être également analysées succinctement, en étudiant quelques extraits de droits musulman de l'ouvrage "Bidayat al-Mujtahid wa-Nihayat al Muqtasid" du célèbre savant et juriste Ibn Rushd de Cordoue, plus connu sous le nom de Averroès (1126-1198) :
« Selon la majorité des savants, la nature obligatoire du Jihad est fondée sur le verset (coranique) [2 :216] : « Il vous est prescrit de combattre, bien que vous y répugnez ». C’est une obligation collective et non personnelle, soit une obligation, sauf quand elle ne peut être menée à bien par un nombre minimum d’individus, elle est annulée pour la préservation des musulmans, fondé sur [9 :122] »

"Les savants s’accordent sur le sort des polythéistes qui doivent être combattus. Cela est fondé sur [8 :39] « Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de persécution et que la religion reviennent à Dieu totalement »

"Le dommage infligé à l’ennemi consiste à s’en prendre à ses biens, à le blesser ou à violer sa liberté personnelle, ou à le réduire en esclavage. Cela peut être infligé , selon le Consensus des savants (ijma’) à tous les polythéistes : hommes, femmes, jeunes et vieux, les notables ou personnes non importantes. L’opinion varie seulement sur les moines, qui doivent être laissés en paix et non captifs, et indemnes. Ils appuient cette opinion sur les mots du Prophète : « Laisse les en paix et aussi ce en quoi ils se sont consacré », et la pratique de Abu Bakr.« etc...

"La plupart des savants s’accordent sur le sort des captifs, plusieurs options s’ouvrent à l’Imam [ tête de l’Etat islamique, le calife, dans le sens des écrits d’Averroès]. Il peut leur pardonner, les réduire en esclavage, les tuer, les relâcher contre une rançon ou comme dhimmi, dans ce dernier cas le captif doit s’acquitter d’une taxe (jizya). (…) l’interprétation obvie du Coran [47 :4] « quand vous rencontrez les mécréants, frappez leurs cous, puis quand vous les avez largement massacrés, serrez bien leurs chaînes », l’Imam est le seul habilité à relâcher les captifs. "


On voit que les textes de lois coraniques de Al-Andalus diffèrent peu de ceux employés par Daech, l'État Islamique, au Moyen-Orient actuellement.

En dehors de son métier de juriste, Averroès faisait également de la philosophie et étudiait des traductions d'Aristote en langue arabe dont il a fait des études et des commentaires. Quand les autorités l'apprirent, il fut considéré comme hérétique, ses ouvrages furent brûlés et Averroès du s'enfuir d'Al-Andalus pour l'Afrique.
Sa pensée a été abandonnée par les Musulmans, tout ce qui reste de ce savant a été préservé et restauré par des Chrétiens et des Juifs dans le monde européen.


Extrait de la fresque "Le triomphe de Saint Thomas d'Aquin" de Andrea da Firenze (1365-1367) dans la chapelle Santa Maria Novella à Florence, montrant Averroès sous les pieds de Thomas d'Aquin, symbolisant la réfutation de sa philosophie par le célèbre docteur angélique.

La communauté juive vivant dans Al-Andalus a souvent été décrite comme riche et prospère. Cela pouvait être le cas pour certaines familles, pendant la période des taïfas en particulier, les rois musulmans préféraient avoir des Juifs que des Musulmans à des postes de hautes fonctions (vizir), parce que beaucoup d'entre eux avaient des compétences dans l'administration et les finances, et également par manque de confiance et peur d’être assassiné par un espion musulman d’un roi d’une taïfa adverse.
Dans beaucoup de villes, les Juifs vivaient dans des quartiers à part, les aljamas dans lesquels on rentrait par « la porte des Juifs » (Bab-al-Yahud). Les communautés pouvaient de fait, être mieux contrôlées par les autorités musulmanes.
Cela ne les préservaient pas pour autant des tensions avec les autorités musulmanes.
L’historien Ibn Bassam rapporte que un charpentier juif a refusé d’utiliser des outils parce que un Musulman s’en était déjà servi. Al-Idriss nous apprend que la partie centrale de la ville de Lucena était occupée par un quartier juif riche, où les Musulmans n’ont jamais pénétré.
Al-Suyuri rapporte dans une fatwa malékite, que des Musulmans ont refusé d’utiliser un puits de la ville dans lequel un Juif avait retiré de l’eau.
Darío Fernández-Morera - « the myth of the andalusian paradise
» p190

Les Juifs vivant dans l'Espagne musulmane ne furent pas plus épargnés par leur statut de dhimmi. Par exemple, le 30 décembre 1066, une foule musulmane prend d'assaut le palais royal de Grenade, crucifie le vizir juif, Joseph ibn Nagrela, et massacre la plus grande partie de la population juive de la ville. « 1500 familles juives, représentant environ 4000 personnes disparaissent en un jour ».

Le calife Almanzor restant sans descendance directe, le califat Omeyyade tombe en 1009, s'ensuit divers conflits mettant en prise Arabes et Berbères pour la prise du pouvoir, le califat de Cordoue est alors découpé en taïfas entre diverses factions islamiques rivales vers 1031 jusqu'en 1086.


Au XIème siècle, la résistance des Chrétiens s'organise à partir des royaumes du nord, la "reconquista", la reconquête militaire des territoires espagnols du nord vers le sud prend véritablement forme.



Véritable soldats fanatiques du Jihad, venus pallier les divisions entre Musulmans désorganisés et affaiblis, les almoravides conquierent les taïfas et réunifient Al-Andalus sous leur bannière. En 1090, Youssef ibn Tachfine, émir Almoravides s'empare de Cordoue, d'Almeria, de Séville. La domination des Almoravides en Espagne s'étend de 1086 à 1147.



Face à Youssef ibn Tachfine qui veut convertir de force tous les Chrétiens et les Juifs à l'Islam, les Chrétiens opposeront entre autres, un mercenaire qui deviendra champion de la cause chrétienne, Rodrigo Díaz de Vivar, surnommé El Cid Campeador (statue de la Plaza del Mío Cid à Burgos) qui stoppera l'avancée des jihadistes Almoravides, notamment par la prise de Valence.


La "Reconquista" chrétienne va être freinée sur la période d'unification de Al-Andalus par des islamistes de la dynastie berbère Almohades, en effet, profitant de l'affaiblissement de la dynastie Almoravide et l'assassinat de leur dernier chef, Abu Yusuf Yaqub al-Mansur et son père Abu Yaqub Yusuf conquièrent une partie de la péninsule et stabilisent leur pouvoir en étendant leur autorité entre 1147 et 1212 sur Al-Andalus.
 
Mais l'alliance des royaume chrétiens face à la menace islamiste devient irrésistible.
Dès la première moitié du XIIIème siècle, l'Espagne est quasiment reconquise, et pendant plus de 250 ans, seule subsistera le royaume islamique de Grenade, jusqu'à la prise définitive de la ville en 1492 par les Chrétiens.


Horace Vernet - La bataille de Las Navas de Tolosa - 16 juillet 1212 entre les Espagnols et les Maures (1817)
La bataille de La Navas de Tolosa
à l'initiative du roi Alphonse VIII de Castille, fut une grande victoire d'une coalition de royaumes chrétiens contre l'empire musulman almohades, et un tournant décisif pour la domination chrétienne sur l'Islam en Espagne.



« Moros y Cristianos », fêtes nationales célébrées depuis des siècles dans plusieurs provinces espagnoles (sur la vidéo à Elda, province d’Alicante, du 1er au 5 juin 2023) commémorant la victoire des Chrétiens sur les Musulmans, la « Reconquista » de leur territoire contre les califats islamiques.

Après la reconquête de leur territoire, et pour ne plus risquer de subir les lois islamiques de la charia, les Chrétiens imposent la conversion des Musulmans au Christianisme, ces derniers seront appelés Morisques.
Les Morisques, malgré leur conversion, ont continué à pratiquer l’Islam en secret pour une grande partie d’entre eux, restant ainsi fortement communautarisés et imprégnés de leur identité islamique.
A un tel niveau, que des révoltes de Morisques éclatent pour reprendre le pouvoir, la plus spectaculaire étant la révolte de Alpujarras qui dura quatre ans, de 1568 à 1571 dans le Royaume de Grenade, sous le règne de Philippe II d'Espagne.


"Jihad", l'ouvrage de Paul Fregosi, relate entre autres les périples du Morisque Fernando de Córdoba y Válor, qui se renommera Muhammad Ibn Umaiya, se prétendant descendant du Calife de Cordoue, il mènera le Jihad islamique contre Philippe II afin de rétablir le Califat dans les montagnes de Alpujarras à l’aide d’une armée de 40 000 hommes, de Turcs et de corsaires venant d’Alger. Terreur, pillages, razzia, viols et meurtres de Chrétiens sont alors perpétrés de manière sporadique dans les villages de la région de Grenade.

 
Don Juan d'Autriche armé - peinture de Alonso Sánchez Coello (1588)

Emmenés par l’infant Don Juan d’Autriche, les Espagnols réprimeront ces révoltes dans le sang, les Morisques seront dispersés, avant d’être définitivement expulsés d’Espagne quelques années plus tard, en 1609.
 
Les Morisques expulsés d'Espagne en 1609 - Embarquement des Morisques au port du Grao à Valence - Pere Oromig (1612-1613)

Al-Andalus fut finalement une entreprise vouée à l'échec en Europe, mais qui a réussi dans les pays musulmans.
En effet, en Afrique, les Chrétiens et les Juifs subissent une extinction inexorable, par l’interdiction de construction de nouveaux lieux de culte, les brimades et les persécutions. Au Maroc, les Chrétiens ne représentent plus qu’une population de 8 000 personnes, et il n’y a plus que 4 000 Juifs. 99,9% de la population marocaine est musulmane, autant dire que la présence du Christianisme et du Judaïsme est maintenant anecdotique. Tout comme en Algérie, où la communauté chrétienne est devenue pratiquement inexistante (0,2% de la population algérienne), le simple fait de posséder une Bible peut être passible de poursuites judiciaires.

La Turquie, berceau du Christianisme avec ses milliers d'Églises, époque byzantine, arménienne et anatolienne a vu sa population chrétienne fondre au cours des siècles : il y en avait encore près de 20% sur le territoire turc au début du XXème siècle, aujourd'hui... 0,2%.