Sciences médiévales dans les universités catholiques : naissance de la physique moderne

La civilisation gréco-romaine a contribué à l'essor de la civilisation européenne dans le domaine de l'art, des philosophies et des sciences.
Mais le paganisme, qui voit dans les astres et la nature qui nous entourent des Dieux (Dieu de la Lune, Dieu du Soleil, Dieu de la Terre, Dieu des montagnes, etc...) et de la magie, ne peut se départir de ses fondements issus d'un panthéisme moniste, et limite ainsi la science à des études pragmatiques et empiriques.

Le corps humain est interconnecté aux pierres, et l'astrologie prétend être capable de déterminer l'avenir de toute personne en observant les astres.

Les philosophies orientales ont influencé de manière permanente la pensée occidentale gréco-romaine utilisant les quatre éléments magiques (feu, terre, eau, air), les trajectoires en lignes droites avant la lune, et parfaitement circulaire au-delà (Ptolémée, Aristote), la théorie des humeurs en médecine (Galien, Hippocrate), préfigurent, entre autres, une représentation du monde irrationnelle où tout est fondamentalement relié au cosmos.


La vision du monisme panthéiste de l'Antiquité égyptienne et gréco-romaine, héritée de Pythagore. L'être humain est interconnecté par son intellect, son corps, aux pierres et aux astres du cosmos.

Les expressions de ce panthéisme moniste sont d'ailleurs encore en vigueur dans notre langage. On dit de quelqu'un de colérique ou qui s'emporte rapidement qu'il est "sanguin", ou "martial", la couleur rouge et la planète Mars étant associées à la guerre et à la colère.
Une personne "lunatique" est un esprit perturbé, erratique, influencé par la Lune.
Dans la théorie de la médecine grecque des humeurs de Hippocrate et Galien, le flegme était censée être une substance froide émise par le corps. En produire trop rendait la personne "flegmatique", calme et insensible.
Un personne mélancolique, terme provenant du grec μέλας (mélas), « noir » et de χολή (khōlé) la bile, en état de dépression ou de tristesse, car sécrétant trop de bile noire.
La joie vient de jovial, du latin jovialis relatif à la planète Jupiter.

Le philosophe grec Plotin aura une grande influence en développant dans ses Ennéades au coeur de la civilisation romaine, la théorie de l'Un, une version du panthéisme héritée de Platon qui se définit par émanation successives de trois hypostases, l'Absolu, l'Intellect et l'Âme du Monde. Le monde matériel dans lequel l'homme vit, en particulier emprisonné dans son corps, est une forme de dégradation, et son but est de retourner dans son État primordial l'Un, par des méditations ou des "extases".


Une copie du buste du philosophe grec Plotin, diffuseur du néo-platonisme en Europe à partir du IIIème siècle après J.C., un panthéisme moniste qui aura une grande influence sur la pensée de la Renaissance, puis sur le développement de philosophies monistes, comme chez Spinoza (à travers le néo-platonisme de la philosophie juive de Maïmonide et Ibn Gabirol).

Ce panthéisme sera bouleversé lorsque des scientifiques catholiques du Moyen-âge, inspirés par la Bible, commenceront réellement à questionner de manière tout à fait rationnelle la nature et les astres, qui ne sont pas des objets divins magiques, car la nature est distincte de Dieu.
En effet, dans le christianisme, Dieu crée la nature et l'homme à partir de rien, ce qui change radicalement le paradigme de la conception de la vision du monde par l'homme.
Dieu et l'homme ne sont fondamentalement pas de même nature, même si Dieu créé l'homme à son image pour lui donner la volonté, l'intelligence et le libre-arbitre.

LE DUALISME CHRÉTIEN BOULEVERSE LA CONCEPTION DE LA SCIENCE

Le monisme panthéiste est incompatible avec le dualisme chrétien qui sépare le Créateur de la Création, Dieu est séparé de la nature, ce qui permet à l'homme de contempler et d'étudier de manière rationnelle la beauté du Monde.

"Le point de vue créationniste défend la préexistence éternelle d'une divinité qui créé quelque chose de différent d'elle-même. La divinité peut cependant s'ériger en modèle de sa création, comme, par exemple, dans le récit biblique où Dieu créé l'homme"à son image". Mais au-delà de cette modélisation, il y a une différence substantielle entre le créateur et la créature, entre celui qui créé et ce qui est créé. Ce sont des êtres radicalement différents. Si nous pouvons dire que le second vient du premier, c'est uniquement dans le sens où le premier est sa cause, le responsable de son existence, mais en ce qui concerne sa substance, cette créature ne vient pas du créateur : ils ne partagent aucune substance.
Au contraire, selon Plotin et sa théorie des émanations, la provenance de chacune des hypostases, autrement dit, leur procession, est de nature identique à celle qui la précède. Qu'il n'y ait rien dans chaque hypostase qui ne se trouve pas déjà dans la précédente n'implique pas qu'elles aient des caractéristiques identiques, puisque cela n'aurait pas de sens d'avoir une prolifération d'hypostases avec des attributs indifférenciés. Dans la mesure où chacune émanation s'éloigne un peu plus de son origine, son niveau de réalité s'affaiblit progressivement."

Le docteur en philosophie Oriol Ponsatí-Murlá - "Plotin"

"Insistons donc dès à présent sur l'incidence du monisme et du dualisme sur la théorie de la connaissance, car, fût-ce contraire au conformisme obligé moderne, le rationnel implique le dualisme de l'Être. En effet, si l'Être est Un, soit l'intelligence se limite au manifesté - la philosophie est matérialiste, et il ne faut plus alors parler d'intelligence mais de connaissance apparente, une connaissance limité au manifesté - soit l'intelligence connaît une matière reflet d'un esprit inaccessible - la philosophie est spiritualiste ou idéaliste, et il faut alors parler d'intelligence contemplative. Dans un cas comme dans l'autre, parler de rationalisme est une imposture en ce que ce rationalisme serait rationnel.
En un mot, une connaissance véritablement rationnelle ne peut exister que dans le dualisme de l'Être. Car si la raison humaine connaît uniquement la matière, elle s'illusionne; et si l'intelligence est uniquement la contemplation (ou illumination, ou intuition), elle ne peut pas vérifier scientifiquement sa connaissance, il y a donc incompatibilité entre le monisme - matérialiste ou spiritualiste - et la connaissance rationnelle, puisque, ce que tout monisme appelle "rationnel" ne peut pas être vérifié rationnellement. Tout monisme usurpe la rationalité, et le modernisme étant moniste, ce qu'il appelle la raison n'est pas la raison."
Alain Pascal - "La pré-kabbale" p164


Au XIIIème siècle, Saint Thomas d'Aquin exprimera de manière convaincante et révolutionnaire les conséquences de ce dualisme chrétien, totalement opposé et incompatible avec le panthéisme de Plotin :

"les effets qui échappent encore à la causalité des corps célestes, ce sont les actes du libre arbitre, qui est une faculté de la volonté et de la raison."

"Il n'y a pas de corps qui puisse avoir influence sur une chose immatérielle; d'où il est impossible que les corps célestes agissent directement sur l'intellect et la volonté."

"Quand on a recours à l'observation des astres pour connaître à l'avance des événements futurs qui sont éventuels ou fortuits, ou pour connaître avec certitude les actions futures des hommes, on part d'une opinion fausse et vaine. L'opération du démon se mêle à cette espèce de divination, et la rend par conséquent illicite et superstitieuse. Si on observe les astres pour connaître à l'avance les effets que les corps célestes sont naturellement appelés à produire, comme la sécheresse, la pluie, et les autres phénomènes de cette nature, il n'y a plus alors ni faute, ni superstition."
Saint Thomas d'Aquin - Somme théologique - Partie II.II - Question XCV article V

La conception thomiste de l'univers et de la recherche de la vérité, en particulier en sciences, va produire dans les écoles et les universités catholiques du Moyen-âge du XIVème siècle des intellectuels de premier ordre capables d'élaborer de nouvelles méthodes pour aborder l'étude de la dynamique du mouvement des corps.

Les érudits du Moyen-âge ne vont plus se focaliser sur des relations astrologiques liés à l'âme, à la magie des pierres, à l'alchimie pour expliquer les destins des corps et des objets, mais à une tentative de compréhension de type phénoménologique des principes physiques fondamentaux de la nature.

LES CALCULATEURS DU MERTON COLLEGE D'OXFORD

Les premiers à bouleverser l'univers de Plotin sont les calculateurs de Merton, une génération de philosophes et de mathématicien du XIVème siècle formés dans les universités catholiques, en particulier au Merton College à Oxford en Angleterre.

Thomas Bradwardine (qui deviendra archevêque de Canterbury), John Dumbleton, William Heytesbury et Richard Swineshead, formés au Merton College à Oxford, distinguèrent la cinématique de la dynamique (en mettant l'accent sur la première), et étudièrent la notion de vitesse instantanée. Ils furent les premiers à formuler et à démontrer le théorème de vitesse moyenne (fondement de la loi de la chute des corps) : « un corps se déplaçant à vitesse constante parcourt la même distance qu'un corps uniformément accéléré si sa vitesse est la moitié de la vitesse finale du corps accéléré », longtemps avant Galilée, auquel on continue généralement à l'attribuer.


Érudit étudiant les mathématiques et mesurant au compas un objet sur son atelier de travail pendant l'époque médiévale du XIVème siècle

La philosophie naturelle, création de Dieu, était un sujet d'études nécessaire afin de connaître la beauté créée par le Créateur.

Les philosophes médiévaux étaient opposés à la science exprimée par Aristote, qui ne considérait pas les mathématiques pouvant modéliser la réalité. Pour Bradwardine, les mathématiques "sont le révélateur de la pure vérité, car elles déterminent les secrets cachés et détiennent les clés de la subtilité des lettres. Quiconque à l'effronterie de poursuivre la Physique en négligeant les mathématiques devrait savoir dès le départ qu'il ne franchira jamais les portes de la sagesse."

Couverture d'une copie de l'ouvrage de Thomas Bradwardine sur l'étude de la "géométrie spéculative" au XIVème siècle

Thomas Bradwardine tentera de décrire les trajectoires d'objets du Monde tel que conçu par Aristote, ses formules ne sont pas exactes, mais le principe est là : modéliser des trajectoires de projectiles par les mathématiques.

Dans son "Livre des calculs" écrit en 1350, Richard Swineshead, un des meilleurs mathématiciens de son époque, tente également de modéliser diverses propriétés de la chute des corps.


Extrait de l'ouvrage "Livre des calculs" (Opus aureum calculationum) de Richard Swineshead écrit vers 1350. La représentation des vitesses de mobiles en fonction du temps permet le calcul de vitesses moyennes.

William Heytesbury démontre correctement le théorème de la vitesse moyenne, à savoir que un corps uniformément accéléré se rendant d'un point A à un point B, mettra le même temps que si il fait le même trajet à sa vitesse moyenne, sans comprendre les conséquences de cette découverte sur la chute des corps dans un champ de gravité, appréhendées que plus tard par Galilée.

Jean Buridan, recteur de l'université de Paris et personnalité incomparable du XIVème siècle écrivait :
« Voici donc, ce me semble, ce que l'on peut dire : tandis que le moteur meut le mobile, il lui imprime un certain impetus, une certaine puissance capable de mouvoir le mobile dans la direction même où le moteur meut le mobile, que ce soit vers le haut, ou vers le bas, ou de côté, ou circulairement. Plus grande est la vitesse avec laquelle le moteur meut le mobile, plus puissant est l'impetus qu'il imprime en lui... mais par la résistance de l'air, et aussi par la pesanteur qui incline la pierre à se mouvoir en sens contraire... cet impetus s'affaiblit continuellement [...] Toutes les formes et dispositions naturelles sont reçues en la matière et en proportion de la matière; partant plus un corps contient de matière, plus il peut recevoir de cet impetus ; or dans un corps dense et grave [i.e. : pesant], il y a, toutes choses égales par ailleurs, plus de matière qu'en un corps rare et léger. Une plume reçoit un impetus si faible que cet impetus se trouve détruit aussitôt par la résistance de l'air ».

Jean Buridan développe ce concept d'impetus, prémisse de la notion d'inertie et de quantité de mouvement en physique, produit de la masse du corps par la vitesse, ainsi que la notion de force, et de résistance à l'air et leur impact sur la trajectoire des projectiles. C'est maladroit, et bien sûr pas au point, mais non dénué de raisonnement par l'observation. 


Nicole Oresme au travail, représenté sur la première page de son ouvrage le "Traité de la sphère"  exemplaire daté entre 1400 et 1420

Nicole Oresme, évêque de Lisieux et élève de Buridan, est un des premiers à concevoir le principe et l'utilité des coordonnées cartésiennes pour la représentation graphique de phénomènes quantitatifs.

Le découpage de la trajectoire du mobile en petits rectangles est tout à fait révolutionnaire, il annonce l'avènement du calcul infinitésimal appliqué aux sciences, qui ne sera élaboré sous sa forme définitive que trois siècles plus tard, au XVIIème siècle par Newton et Leibniz.

La démonstration d'Oresme est le premier exemple connu d'un problème physique modélisé sous forme graphique d'une fonction mathématique, décrivant la dynamique du mouvement et la relation entre les grandeurs physiques.

"On se représente toute chose mesurable, à l'exception des nombres, comme une grandeur continue.[...] Toute intensité qui peut être acquise de façon successive doit donc être représentée par une ligne droite élevé perpendiculairement en un point de l'espace ou du sujet de la chose intensive, par exemple d'une qualité."

"Par ailleurs, l'intensité exprime aussi l'idée qu'une chose est "plus ceci", ou "plus cela" par exemple, "plus blanche", ou "plus rapide". Cette intensité est divisible d'une seule façon et à l'infini, comme un continuum. On ne peut donc la représenter plus adéquatement que sous la forme du continuum qui est originellement divisible et d'une seule façon, c'est-à-dire par une droite. Comme nous concevons mieux et connaissons plus facilement la grandeur ou le rapport des droites, qui plus est la droite est la forme la plus originelle du continu, une telle intensité doit être représentée par des droites, et au mieux par des droites élevées perpendiculairement au sujet."
Nicole Oresme - "De latitutidinus formarum" vers 1350 

En considérant que toute grandeur physique, chaleur, température, vitesse, peut se mesurer en fonction du temps de manière continue, la méthode analytique d'Oresme préfigure les équations différentielles du mouvement pour toutes les lois physiques actuelles connues, c'est-à-dire la naissance de la physique moderne.

"Quand l'accélération du mouvement passe uniformément de zéro à une certaine valeur, la distance parcourue à la moitié du temps sera exactement in tiers de celle parcourue dans la deuxième moitié du temps."
Nicole Oresme  "tractatus de configurationibus qualitatum et motuum"

C’est la première fois dans l’histoire de la science où l’on représente les relations entre grandeurs physiques (par exemple la distance, la vitesse, l'accélération) en fonction d’une autre (temps) de manière graphique en découpage infinitésimaux, préfigurant les fonctions analytiques et le calcul intégral.
La puissance d'abstraction, éliminant toute forme de conception moniste et ésotérique à base de magie, permet à Oresme de comprendre que la surface sous la droite représente la distance parcourue par le mobile, un point de la droite la vitesse du mobile (ordonnée), et la pente, l'accélération du mobile.

Nicole Oresme a montré que les sections de distances parcourues par un objet uniformément accéléré suivent la série des nombres impairs 1, 3, 5, 7, 9, ...


Représentation des relations entre distance, vitesse et accélération pour un mobile. En abscisse le temps, en ordonnée la vitesse, réalisée par Nicole Oresme, avant d'être reprise par Galilée.

Sur le schéma, l'unité de surface étant le rectangle, on constate que :
-  la surface en jaune à une aire totale de 1 unité
-  la surface en rouge à une aire totale de 3 unités
-  la surface en bleu à une aire totale de 5 unités
etc ...

Ce que Nicole Oresme a démontré mathématiquement entre deux intervalles de temps.
k : nombre entier, unité de temps
ΔSₖ : aire de la surface sous la droite entre k et k-1
vₖ : vitesse du mobile au point k (point de la droite) = a k
vₖ₋₁ : vitesse du mobile au point k - 1 (point de la droite) = a (k - 1)
a : pente de la droite (accélération du mobile)

Le calcul de l'aire de la surface entre deux intervalles de temps k et k-1 en se basant sur le théorème de la vitesse moyenne est :

ΔS = [(vₖ₋₁+ v)/2] × 1 = [a(k-1) + a k]/2 = a (2k - 1)/2
La suite évolue en 2k - 1 qui est la suite des nombre impairs pour k entier croissant de 1 à l'infini.

Nicole Oresme conclu que la distance parcourue par le mobile est la somme de ces aires, donc proportionnelle à la somme des nombres impairs, qui mathématiquement est k²

L'aire totale à l'abscisse t, qui représente la distance totale parcourue par le mobile est donc :

S = (1/2) a (2k - 1) = (1/2) a t²

La distance parcourue est directement proportionnelle à l'accélération a, et au carré du temps t.
Nicole Oresme démontre ainsi rigoureusement pour la première fois en se basant sur les prémisses du calcul intégral, la loi du mouvement d'un mobile uniformément accéléré (mobile en chute libre), plus de deux siècles et demi avant Galilée.


Description d'une éclipse de Lune dans le "Traité de la sphère" par Nicole Oresme vers 1364-1368

Tous ces penseurs ne pratiquent pas la science expérimentale, il ne s'agit que de travaux théoriques, d'où les grosses imprécisions et les tâtonnements, mais la machine est lancée.

Malheureusement, la peste noire qui décima plus de 30% de la population européenne à partir du milieu du XIVème siècle posa un frein sérieux à la recherche pendant des décennies en Europe.

GALILÉE, HÉRITIER DES CALCULATEURS DE MERTON, VICTIME DE SON ÉGOCENTRISME

Les idées nouvelles qui émergent dans le courant du XVIème siècle avec les astronomes et physiciens tels Copernic, Galilée, puis Kepler sont clairement inspirées des livres édités par les savant médiévaux, tombés dans l'oubli pendant le long épisode de peste noire du milieu du XIVème siècle.

Galilée a été formé et travaillait dans les meilleures universités catholiques d’Italie. Le physicien de Pise doit son apprentissage de la méthode scientifique auprès des jésuites du Collège Romain de Rome (vers 1589-1591) disciples de Christophorus Clavius.
Dans son livre publié en 1636 "Discours concernant deux sciences nouvelles", Galilée développe les concepts de la science moderne et qui fera date : le principe d'inertie, la trajectoire d'un mobile en chute libre, trajectoire parabolique d'un tir, la notion mathématique de vitesse et d'accélération avec des expériences clés à l'appui.


Portrait de Galileo Galilei par Justus Sustermans vers 1640

Dans ses notes autobiographiques, Galilée fait mention des ouvrages de savants du XIVème siècle, preuve qu'il avait connaissance  des travaux des philosophes médiévaux, sans lesquels sa pensée n'aurait pu se développer.
Des notes prises par Galilée lors de ses études à l'université de Pise, font référence à l'ouvrage de William Heytesbury "Règles pour résoudre les puzzle logiques" démontrant le théorème de la vitesse moyenne, ces notes mentionnent également le calculateur Richard Swineshead.

Cependant, connu pour être imbu de lui-même, dans son ouvrage développant ces théories scientifiques et les perfectionnant, il ne mentionne pas les philosophes médiévaux qui ont inspirés ses travaux. Galilée, connu partout dans le Monde pour son travail remarquable de science moderne, est pourtant redevable de ses remarquables prédécesseurs effacés de l'Histoire.

Sa condamnation  par l'Église catholique concerne le fait de poser en certitude, ce qui n’était alors qu’hypothèses de travail (le Soleil centre de l’Univers), en défiant les textes religieux en ridiculisant le Pape dans son "Dialogue sur les deux grands systèmes du monde", se basant sur des théories que les jésuites contemporains de Galilée avaient démontrées comme fausses.

L'HUMANISME ÉSOTÉRIQUE FAIT RÉGRESSER LA SCIENCE

Plus tard, avec la naissance des idées humanistes de la Renaissance et le désir de renouer avec l'art grec et la Rome antique, les humanistes pensent que rien de nouveau n'a été créé après l'Empire romain, vont ignorer, délaisser et mépriser la philosophie naturelle logique des fabuleux penseurs médiévaux.

Dans le désir d'effacer tout ce que le Moyen-âge a produit, les humanistes iront jusqu'à qualifier les magnifiques cathédrales du Moyen-âge, chefs-d'oeuvres d'innovations techniques et scientifiques, de "gothiques", terme péjoratif à l'époque, désignant "barbare".

Pendant la Renaissance, la relecture de la philosophie grecque n'est plus abordée sous le prisme de la logique et du rationalisme de Aristote christianisés par Saint Thomas d'Aquin, mais par le biais du néo-platonisme ésotérique de Plotin et de ses successeurs.

L'Un universel de Plotin va renaître sous une version d'un panthéisme mêlant magie et alchimie, en particulier avec la redécouverte de textes orientaux arabes tels Picatrix, remettant au goût du jour toute la panoplie ésotérique qui avait été mise sous l'éteignoir par la philosophie naturelle et logique du thomisme du Moyen-âge.

Cet assemblage idéologique de magie ésotérique moniste à base d'astrologie, d'alchimie, de talismans, d'images pour obtenir le pouvoir supérieur des 36 Décans et autre sphères du Sephiroth ayant pris essor à la Renaissance, va d'ailleurs s'effondrer à partir de 1614, quand l'érudit Isaac Casaubon donnera un coup de pied dans la fourmilière en montrant avec rigueur et détail que les ouvrages "Pimandre" et "Asclepius" et le reste des documents du "Corpus Hermeticum" attribués à Hermès Trismégiste, le Grand Mage censé être à l'origine d'une tradition primordiale ésotérique et magique égyptienne qui aurait initié Moïse et inspiré Platon en décrivant tout l'ordre cosmique de l'Univers il y a plusieurs millénaires, ne sont en fait que des écrits tardifs datant du II ou IIIème siècle après Jésus Christ.

Même s'il persiste par la suite dans les loges ésotériques comme les Rose-Croix, le mythe de l'hermétisme s'écroule progressivement, attaqué par des catholiques comme le prêtre Marin Mersenne, qui considérait la Renaissance comme un courant de pensée ésotérique étranger ennemi de la foi catholique et de la science moderne.

La confrontation idéologique du XVIIème siècle, par publications et lettres interposées, fait alors grand bruit dans toute l'Europe oppposant les partisans de la magie ésotérique de la Renaissance élaborée par Marsile Ficin, Pic de la Mirandole, Paracelse, Reuchlin, Campanella et autres Giordano Bruno, défendue en première ligne par le rosicrucien Robert Fludd, contre les traditionalistes catholiques thomistes défenseurs de la science moderne tels Johannes Kepler (même s'il est éduqué chez les protestants), Pierre Gassendi, avec à leur tête, le père Marin Mersenne.


La bataille des sciences du XVIIème siècle.
Le prêtre, mathématicien et physicien français Marin Mersenne (1588-1648) à gauche, défenseur de la science rationnelle et logique issue du thomisme, contre le théosophe et astrologue anglais Robert Fludd (1574-1637), à droite, fer de lance des partisans d'un univers mystique ésotérique et alchimique de la Renaissance interconnectant les hommes aux étoiles du cosmos.

Dans son attaque portée contre Robert Fludd et les mages ésotériques, publiée dans son célèbre ouvrage "Harmonices Mundi", Johannes Kepler explique que son utilisation des nombres est rationnelle dans le cadre de démonstrations mathématiques appliquées aux orbites des planètes, alors que Fludd et les hermétistes utilisent les nombres pour faire de la numérologie à partir d'une mystique kabbalistique magique et de l'astrologie, une "géométrie vaine" :

"Maintenant, pour nous rapprocher davantage des fondements sur lesquels Robert Fludd construit sa musique du monde : premièrement, il occupe le monde entier, et ses trois parties — l'Empyrée, le Céleste et l'Élémentaire ; moi, je n'occupe que le Céleste, et pas dans son intégralité, mais seulement les mouvements des planètes, pour ainsi dire, sous le Zodiaque. S'appuyant sur les anciens qui croyaient que le pouvoir des harmonies résidait dans les nombres abstraits, il se contente, s'il peut démontrer une concordance entre les parties, de les englober avec des nombres de la manière qu'il choisit, sans se soucier du type d'unités accumulées dans ce nombre ; moi, en revanche, j'enseigne qu'il ne faut rechercher les harmonies que là où les choses entre lesquelles elles existent ne peuvent être mesurées que par la même mesure de quantité."

Dans une lettre adressée à Peiresc, datée de 1635, Marin Mersenne écrit au sujet de Campanella (alors Grand Mage "érudit" de l'hermétisme ésotérique égyptien de la Renaissance depuis plus de 30 ans en Europe), que Peiresc voulait lui recommander :

"J'ai vu le Révérend Père Campanella pendant trois heures et pour la deuxième fois. J'ai compris qu'il ne pouvait rien nous enseigner en sciences. On m'a dit qu'il était versé dans l'art de la musique, mais quand je l'ai questionné, il n'a même pas su me dire ce que représentait une octave. Mais il a encore une bonne mémoire, et une imagination très développée."

Le rationalisme logique de la scolastique thomiste est à des années lumières de l'ouvrage "Adversus mathematicos" (contre les mathématiciens) de Giordano Bruno publié en 1588 fustigeant les mathématiciens parce qu'ils appliquent la logique mathématique à la physique et à l'astronomie, ou de son "De umbris idearum" (De l'ombre des idées), des "Trente statues", "de la Magie" (Giordano Bruno est capable d'invoquer les démons cachés dans les astres !) ou encore "De imaginum, signorum, et idearum compositione" (la signification des images, signes et idées) décrivant 150 figures hermétistes et diagrammes mystiques ésotériques égyptiens servant de talismans pour communiquer avec l'au-delà, atteindre la connaissance divine et devenir Dieu !


"Outre les qualités ou les vertus sensibles qui émanent des corps dans la sphère alentour, il en est d'autres, plus spirituelles et moins volatiles, qui agissent non seulement sur le corps et les sens, mais aussi sur les profondeurs de l'esprit, et atteignent des facultés de l'âme plus enfouies, en induisant des affections et des passions. Tout cela est bien connu regardant la vertu de maintes pierres et racines, de nombreux minéraux ; c'est ce qui apparaît aussi dans les fascinations et dans l'opération active ou passive du sort jeté par le coup d'œil : ainsi le basilic peut-il tuer un homme situé à bonne distance rien que par son regard perçant."
Giordano Bruno - Extrait de son ouvrage "De la Magie"


Extrait de "De rerum principiis et elementis and causis" de Giordano Bruno

Giordano Bruno reprend les anciennes doctrines hermétistes sur les relations entre les planètes décrivant des trajectoires parfaitement circulaires, liées dans un panthéisme moniste aux pierres et des racines cette interconnexion cosmique dirigeant le destin de l'homme et des royaumes terrestres :
"Toutes les planètes contribuent au cycle du bon et du malade, de la fortune et de l'infortune, des gains et des pertes, à l'ascension et à la chute des royaumes ainsi qu'aux vicissitudes du destin."

Champollion, en démystifiant les hiéroglyphes égyptiens en 1824, donnera un coup de grâce définitif au "Corpus Hermeticum".

La composante magique de la Renaissance a ainsi été affaiblie par un retour au rationalisme émanant de la scolastique catholique au XVIIème siècle, mais malheureusement l'influence de sa composante panthéiste, l'Humanisme, l'homme remplaçant Dieu avec un pouvoir sans limites, a marqué les penseurs du XVII et XVIIIème siècle engendrant l'individu déterministe fondu dans le collectivisme de masse cosmopolite, et ses conséquences désastreuses, en particulier pendant la Révolution Française.

On remarque avec la baisse du niveau scolaire et la perte abyssale de culture et de connaissances des nouvelles générations, que l'ésotérisme panthéiste fait un retour en force au XXIème siècle, il suffit de constater la multitude d'ouvrages d'astrologie, d'orientalisme hindouiste, de bouddhisme garnissant les rayons des grandes librairies des centres commerciaux par centaines, avec pour conséquence une régression catastrophique de la civilisation occidentale dans le domaine des sciences et de la pensée.

Des centaines d'influenceurs sur les réseaux sociaux naviguent sur ce renouveau du panthéisme moniste, pour escroquer les étudiants en mal de sensations fortes et désireux de pimenter leur quotidien de paranormal et d'occultisme.
Comme Nassim Haramein, qui cumule des millions de vues sur ses vidéos Youtube et conférences données devant des spectateurs médusés n'ayant pas une culture scientifique suffisante pour démystifier les risibles élucubrations masquées sous de faux raisonnements émaillés d'équations utilisant des termes techniques scientifiques comme "densité de Planck", "masse du proton", "horizon de Schwarzschild", dans le but de promouvoir sa philosophie ésotérique orientale.

"C'est comme ça  que vous parlez à l'univers, à chaque Planck, vous êtes en communication à travers tous vos protons au reste de l'univers (applaudissements), et vous êtes connecté à un point fondamental, c'est-à-dire qu'on a tendance à penser la spiritualité séparée de la matière, mais la spiritualité est dans la matière. C'est à l'intérieur de la matière que l'on est connecté à l'univers. C'est pour ça qu'il y a des gens qui peuvent voir à distance des endroits où ils ne sont jamais allés, ça a été prouvé en laboratoire depuis les années 1960. Il y a des gens qui peuvent entendre les pensées des autres."
Conférence de Nassim Haramein donnée à Paris le 23 avril 2016

Vous pouvez acquérir pour la modique somme de 1099 francs suisses (environ 1200 euros), le Cristal ARK du digne héritier de Giordano Bruno, Nassim Haramein, capable de modifier les propriétés de l'eau pour les rendre bénéfiques à votre corps, car il entre en résonance avec le reste de l'univers.

"Le cristal ARK a été conçu spécifiquement pour interagir avec l'eau. Pour cette raison, la recherche montre que le cristal ARK a une interaction très cohérente avec l'eau, structurant positivement l'eau au niveau moléculaire, augmentant sa bioénergie intrinsèque et la rendant plus biodisponible.
Cela signifie que l'eau exposée au cristal ARK est plus biodisponible pour un système vivant.
Placez l'eau à moins de 6 cm du cristal ARK. Les tests ont montré qu'un cristal ARK a un rayon effectif d'environ 6 cm. Le rayon effectif se réfère à la plage de l'effet le plus fort du cristal ARK, par exemple dans la potentialisation de l'eau."

Une séance de relaxation quantique ? Nassim Haramein vous la facture à 80 euros les deux heures :
"La Séance se déroule, selon votre Condition Physique. En Premier, un Echange face à face, assis sur une chaise. Par la suite, un Tirage d'une ou plusieurs Cartes d'Oracle qui est la Conclusion de la Guidance en Face à Face et pour finir, la Partie Technique Quantique, allongé sur la Table de Soins. De Multiples Outils sont utilisés, tels que les Diapasons Thérapeutiques, les Instruments Musicaux, les Pierres, les Dragons, la Géométrie Sacrée et son Nombre d'Or, les Séquences Numériques Sacrées Quantiques..."

Il ne manque plus que la présence de Hermès Trismégiste dans la salle !

sources :
James Hannam - The Genesis of Science: How the Christian Middle Ages Launched the Scientific Revolution

Frances A. Yates - Giordano Bruno and the Hermetic Tradition

Comprendre l'Amérique judéo-protestante de Donald Trump, en guerre contre l'Église catholique

Ted Cruz, président du Comité du commerce, des sciences et des transports du Sénat des États-Unis, proche de Donald Trump, explique sur son compte X, "ce pourquoi nous nous battons", l'idéologie politique et religieuse des États-Unis d'Amérique dans un article que le sénateur présente comme l'arme ultime pour la défense de l'Amérique.

L'article décrit la politique religieuse judéo-protestante défendue par le régime de Donald Trump avec comme alliée Israël pour imposer sa domination au Monde, en suivant une eschatologie biblique millénariste, ainsi que les différentes méthodes pour combattre son principal adversaire, l'Église catholique.


Donald Trump et Ted Cruz, unis pour la défense des États-Unis et d'Israël, le 13 juin 2024

Pour Ted Cruz, l'Amérique est profondément enracinée dans le protestantisme évangélique :
"Qui détermine l'ADN idéologique et théologique de la base du Parti républicain ?
Depuis soixante-dix ans, la réponse est : les chrétiens protestants évangéliques. Représentant environ 30 % de l'électorat américain, dont 80 % votent républicain, animés par de profondes convictions bibliques, organisés au sein de dizaines de milliers d'églises locales et unis par un engagement théologique envers la Bible, ils sont aux commandes du mouvement conservateur."

Ted Cruz attaque directement le dogme et les institutions de l'Église catholique :

"Je vais exposer ce qui me semble être l'attaque la plus sophistiquée de l'histoire politique moderne, ainsi que tous ses vecteurs — institutionnels, intellectuels, théologiques, générationnels et médiatiques —, et expliquer comment chacun d'entre eux s'inscrit dans un projet unique s'étalant sur dix ans : le remplacement de la théologie politique protestante évangélique par un cadre catholique intégriste ou ethnonationaliste qui considère les Juifs, Israël et les protestants non pas comme des partenaires de l'alliance, mais comme des adversaires de la civilisation chrétienne."

"Le premier est l'intégrisme — une théologie politique antérieure au concile Vatican II selon laquelle l'Église catholique devrait exercer une autorité directe sur les gouvernements temporels, la liberté religieuse serait une erreur protestante, et un État bien ordonné devrait se soumettre à l'enseignement de l'Église. Ce n'est pas la position de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis. Ce n'est pas la position du pape François. C'est la position d'un groupe restreint mais hautement qualifié de théoriciens universitaires — Vermeule, Ahmari, Deneen, Pappin — qui ont passé la dernière décennie à construire une infrastructure intellectuelle et qui affirment sans ambages leur objectif de remplacer l'ordre constitutionnel libéral protestant sur lequel l'Amérique a été fondée."

Les évangélistes déclarent ouvertement avoir pris partie pour la secte conciliaire Vatican II instaurée à partir de 1962-1965 qui a usurpé le trône de Saint Pierre, et combattent donc la "théologie politique antérieure au concile Vatican II".

Ce que les protestants appellent "théologie politique antérieure au concile Vatican II", n'est rien d'autre que l'Église catholique traditionnelle telle qu'elle a existé pendant des siècles depuis le début de l'ère chrétienne, avant la révolution de Vatican II.
Ted Cruz insulte ainsi toute l'Histoire et la doctrine de l'Église catholique qu'il met au rebut.

"Ce que l'intégrisme exige en fin de compte, ce n'est pas que davantage de personnes viennent à connaître Jésus. Il exige qu'une hiérarchie ecclésiastique spécifique se place au-dessus des gouvernements élus, que le droit civil se plie à l'autorité de l'Église et que le consentement démocratique des gouvernés soit subordonné aux déclarations doctrinales d'une classe cléricale non élue. Ce n'est pas cela, le christianisme.
C'est une monarchie théocratique arborant une croix sur son drapeau. C'est la même structure de pouvoir fondamentale que les fondateurs américains ont explicitement rejetée lorsqu'ils ont bâti une république constitutionnelle — ils avaient vu ce que les Églises d'État avaient fait de la liberté humaine en Europe pendant un millénaire, et ils ont conçu ce pays précisément pour empêcher que cela ne s'enracine ici."

C'est exactement la définition de l'Église catholique. Elle est effectivement au-dessus de toutes les lois et les nations, c'est une autorité divine et morale, pilotée par le Vicaire  du Christ.
Ted Cruz condamne l'Église catholique et défend que les États-Unis ont été constitués parce qu'ils ont vu ce que "les Églises d'État avaient fait de la liberté humaine en Europe pendant un millénaire, et ils ont conçu ce pays précisément pour empêcher que cela ne s'enracine ici."

L'article poursuit :

"Cela semble étranger parce que c’est étranger. L’Amérique ne connaît pas d’antisémitisme endémique, ancré dans deux mille ans de cohabitation étroite avec des communautés juives au sein d’une civilisation catholique ou chrétienne orthodoxe. Nous n’avons pas connu de pogroms. Nous n’avons pas connu l’affaire Dreyfus. Nous n’avons pas connu des siècles de ghettos juifs imposés par la loi ecclésiastique, d’accusations de meurtres rituels, de conversions forcées et d’expulsions. La texture spécifique de l’antisémitisme européen — le mépris théologique, les théories du complot sur le pouvoir juif, le langage des « tueurs du Christ », des « usuriers » et des « cosmopolites sans racines » — n’est pas inhérente à la culture politique américaine. Elle a dû être importée."

L'Église catholique s'oppose par définition au judaïsme rabbinique, puisque la venue du Christ sur Terre en tant que Messie met fin à l'attente messianique. Ce que les juifs ne reconnaissent toujours pas.

Il n'y a là pas d'antisémitisme. S'il y a eu effectivement expulsion des juifs à plusieurs reprise des royaumes catholiques, c'est pour l'étude du Talmud dans les synagogues, des rabbins qui exposent des théories abominables sur la suprématie des juifs, ainsi que contre Jésus-Christ et Sainte Marie, pervertissant les âmes, et également à cause de l'utilisation abusive de l'usure contre les populations chrétiennes.

Au cours des siècles, plusieurs dizaines de synodes et de conciles ont condamné le judaïsme rabbinique de manière régulière et sans équivoque, qui n'a plus lieu d'exister depuis la Révélation du Christ.

Comme le confirme le Pape Saint Pie X dans son catéchisme de 1905 :
"Qui sont ceux qui se trouvent hors de la véritable Église ?
Ceux qui se trouvent hors de la véritable Église sont les infidèles, les juifs, les hérétiques, les apostats, les schismatiques et les excommuniés."

L'article mis en avant par Ted Cruz mentionne "les théories du complot sur le pouvoir juif".

Étrange argument, puisque l'auteur de l'article admet pourtant l'influence de la puissance juive au sein de l'administration Trump :
"Les relations de Donald Trump avec la communauté juive et l’État d’Israël constituent l’un des aspects les plus documentés de sa vie publique. Il a transféré l’ambassade américaine à Jérusalem — ce que trois présidents précédents avaient promis sans jamais tenir leur engagement. Il a reconnu la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan. Il a négocié les accords d’Abraham, les accords de normalisation les plus importants entre Israël et les États arabes depuis une génération. Son gendre est juif. Sa fille s’est convertie au judaïsme. Ses petits-enfants sont élevés dans la religion juive."

"On ne peut démanteler le pouvoir politique évangélique sans avoir d’abord délégitimé la théologie évangélique. Toute l’architecture politique de ce mouvement repose sur une affirmation théologique : celle selon laquelle Dieu a conclu une alliance éternelle et inconditionnelle avec le peuple juif, que l’État moderne d’Israël est l’accomplissement d’une prophétie biblique, et que les chrétiens qui « bénissent Israël » obéissent à un commandement divin direct. En supprimant cette conviction, on supprime le moteur moral qui anime l’engagement politique évangélique depuis un demi-siècle."

Quand on lui demande pourquoi il a déclenché cette attaque contre l’Iran, Donald Trump répond que c’est sur conseil de Steve Witkoff, Jared Kushner et Pete Hegseth, autrement dit, les messianistes du lobby juif américain sous l’influence de Netanyahou.

Ted Cruz renie et combat le pouvoir de l'Église catholique, et donc de Jésus Christ, pour glorifier à la place la puissance d'Israël, et soutient que les chrétiens doivent obéir et se soumettre à la domination de l'État juif. Ce qui est une ineptie du point de vue des textes bibliques et de la tradition catholique, apostolique et romaine :

"Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel, mais mon Père vous donne le vrai pain du ciel; car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde."
Jean 6:32-33

Avec la Nouvelle Alliance instituée par le Christ et Son Sacrifice sur la Croix, le message de Dieu n'est plus adressé au seul Peuple Élu, les hébreux, mais à toute l'humanité, l'Ancienne Alliance (Ancien Testament) est transcendée.

Donald Trump en pleine prière avec des pasteurs évangéliques le 6 mars 2026, pour bénir la victoire prochaine contre l'Iran

Les média américains à la solde du régime de Donald Trump, avec en tête de liste FOX NEWS, endoctrinent des millions d'Américains à se soumettre à Israël :

"Le judaïsme est la fondation du Monde libre."

"Israël n'est pas juste une juridiction politique, c'est une représentation des institutions politiques et économiques juives et une puissance spirituelle en relation avec le christianisme, les sociétés occidentales et le Monde libre."

Tout cela n'a rien de nouveau, c'est du déjà vu. C'est à l’image de Jan Hus au XVème siècle, un chrétien évangéliste précurseur du protestantisme qui voulait instaurer l’esprit révolutionnaire juif, un retour à l’Ancien Testament, avec la prétention de créer un Paradis sur Terre par la révolte armée, instaurer la Terre Promise.

Donald Trump n’est qu’un nouveau zélote du XXIème siècle favorisant la toute puissance des États-Unis et d’Israël pour s’imposer face à un Monde corrompu.
La date de Pourim 2026, la célébration de la défaite de l'Empire perse grâce à Esther dans l'Ancien Testament, pour lancer les hostilités contre l’Iran n’a pas été choisie au hasard.

Les harangues quotidiennes de Donald Trump pour faire assassiner dans un bain de sang les dirigeants iraniens rappellent foncièrement les appels à la violence et au meurtre des révolutionnaires hussites :
"Rangeons-nous en ordre de bataille avec pour dirigeant maître Hus et pour chef maître Jérôme et que quiconque veut être chrétien se tourne vers nous. Que chacun se ceigne de son épée, que le frère n’épargne pas son frère, ni le père son fils ou son père, ni le voisin son voisin. 
Tous doivent tuer afin que nous puissions sanctifier nos mains dans le sang des maudits, comme Moïse nous le montre dans ses livres; car ce qui est écrit là est un exemple pour nous."
"A History of the hussite revolution" — Howard Kaminsky

Jan Hus, réformateur religieux, condamné au bûcher lors du concile de Constance, en 1415. Bois gravé colorié (1485).

L’Église catholique a déjà combattu et condamné par le passé tout ce fatras idéologique judéo-protestant qui conduit à la guerre et au désastre, puisque pour l’Église catholique, le millénarisme provenant des forces révolutionnaires de l’homme est une utopie, l’homme étant pécheur.

Le millénarisme ne peut provenir que du retour du Seigneur, et non des forces armées révolutionnaires pour imposer un nouveau monde globalisé, la reconstruction de la Tour de Babel.

Sedevacantisme : comprendre pourquoi Léon XIV n'est pas le Pape de l'Église catholique

Face à l'incompréhension devant les nouvelles orientations prises en termes de foi et de mœurs et des textes adoptés par les dirigeants de l'Église le Concile Vatican II (1963-1965), en contradiction flagrante avec l'enseignement traditionnel de l'Église catholique depuis deux millénaires, des voix se sont élevées pour dénoncer ce qui s'apparente à une usurpation.
Le trône de Saint Pierre est-il réellement occupé par le Pape, Vicaire du Christ ?

Étant infaillible, nous avons l'obligation d'adhérer au Pape, il ne peut donc rien enseigner de schismatique ou d'hérétique en terme de foi et de mœurs.

Est-il possible que l'Église soit un jour usurpée, occupée par de faux prophètes  ?


Saint Paul - Jacob Van Oost le jeune

Saint Paul ayant vu la Révélation du Christ, semble l'affirmer dans ses écrits :
"Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables."
Timothée II 4:3-4

"Je sais qu’après mon départ, des loups redoutables s’introduiront parmi vous, qui n’épargneront pas le troupeau. Et même du milieu de vous, il s’élèvera des hommes qui enseigneront des choses perverses, pour entraîner les disciples après eux."
Actes 20:29-30

On veut faire croire que le sedevacantisme ("sede vacant", siège vacant) serait un schisme mené par une fraction de croyants depuis le Concile Vatican II (1963-1965), face à l'incompréhension des nouvelles directives adoptées en terme de foi et de mœurs par les nouveaux dignitaires de Vatican II.
Mais à y regarder de plus près, on peut se demander qui a vraiment provoqué un schisme dans l'Église catholique. On va même constater que les textes et la nouvelle orientation imprimés par Vatican II sont en contradiction flagrante avec l'enseignement de l'Église catholique existant depuis deux millénaires. 

L'Incarnation, la Passion et la Résurrection du Christ, événements surnaturels qui transcendent l'homme créature sacrée de Dieu, montrant qu'il est seul capable de contemplation, sont niés par le prince de ce monde.
Satan a progressivement infiltré l'Église pour éliminer l'Incarnation christique et la transformer en doctrine purement matérialiste, en portant un coup terrible au sein même des plus hautes instances de la Papauté, le pontife et les cardinaux infectés par le progressisme lors du Concile Vatican II ont dénaturé et usurpé la Parole du Christ.


LE TRÔNE PONTIFICAL A DÉJÀ ÉTÉ VACANT

La vacance du Saint Siège a déjà été observée dans l'histoire de l'Église catholique, par exemple lors du synode de Sutri en Italie qui se déroula du 20 au 23 décembre 1046, démettant trois Papes.
Le contexte est évidemment totalement différent de celui du Concile Vatican II, mais la vacance n'est pas quelque chose d'impossible, même si elle est exceptionnelle.


OECUMÉNISME DE VATICAN II : ISLAM, PROTESTANTISME, JUDAÏSME, HINDOUISME MÈNENT AU SALUT

La foi catholique telle qu'elle est définie est une dévotion entière au Christ Jésus, seul permettant d'atteindre le Salut.
"Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi."
Jean 14:6

Mais depuis l'avènement du Concile Vatican II, les dirigeants et leurs successeurs ont renversé la table pour proclamer une véritable révolution dans l'Église.
Les hérésies qui trompent les âmes en les envoyant vers Satan ne sont plus dénoncées, elles sont même au contraire... adulées !


Le 27 octobre 1986, Jean-Paul II recevait à Assise en Italie, 150 responsables religieux représentant une douzaine de religions. Avec le relativisme religieux, les piliers de la société chrétienne sont détruits.




En 2017, le Vatican a célébré le 500e anniversaire de la Réforme de Martin Luther, qui s'inscrit, pour François Bergoglio, dans le dialogue dit « luthéro-catholique » !
Les doctrinaires du Concile Vatican II semblent avoir oublié que l'avènement du protestantisme pendant la Renaissance, a été une tragédie monstrueuse pour l'Europe entière et pour l'Église catholique en particulier, plongeant les nations dans des guerres civiles inter-confessionnelles encore jamais vues sur le continent auparavant.
Martin Luther ne reconnaissait pas le Pape comme chef de l'Église, comment Vatican II peut-il glorifier un hérétique qui a toujours été condamné par l'Église catholique, par tous les Papes, les cardinaux et les évêques avant 1965 ?
L'Église catholique se serait donc trompé pendant des siècles en ne reconnaissant pas la valeur de cet "illustre croyant" ?

Un simple rappel du catéchisme du Pape Saint Pie X (1905) sur le protestantisme :
"Qu'est-ce que les hérétiques ?
Les hérétiques sont les baptisés qui refusent avec obstination de croire quelque vérité révélée de Dieu et enseignée comme de foi par l'Église catholique : par exemple, les ariens, les nestoriens et les diverses sectes du protestantisme."



Le pape conciliaire Jean-Paul II embrassant le Coran le 14 mai 1999 devant une délégation de dignitaires sunnites irakiens, alors que son devoir est de dénoncer l'hérésie, et conduire les brebis égarées vers le chemin de Dieu, comme l'ont fait tous ses prédécesseurs pendant des siècles.

"C’est avec une grande joie que je vous adresse mon salut, à vous Musulmans, nos frères dans la foi au Dieu unique."
Jean-Paul II - Voyage apostolique à Paris - 31 mai 1980




 « Nous devrions peut-être être un peu moins craintifs et chercher des moyens de promouvoir un dialogue authentique et le respect », a-t-il ajouté.
Ces craintes sont « souvent alimentées par des personnes opposées à l’immigration et qui cherchent à exclure ceux qui viennent d’un autre pays, d’une autre religion ou d’une autre origine ethnique », a-t-il ajouté. Face à ce constat, il a appelé à « travailler ensemble » pour rendre possible « un dialogue et une amitié entre musulmans et chrétiens. »

Ces apologistes de l'hérésie oublient de rappeler ce que scande l'islam sur les chrétiens. Le Coran prêche ouvertement la destruction des chrétiens qui professent la foi en Christ :
"les chrétiens disent : "Le Christ est fils de Dieu". Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu'Allah les anéantisse ! Comment s'écartent-ils (de la vérité) ?"
Le Coran 9:30

"Toutes les religions sont des chemins vers Dieu. Elles sont, pour faire une comparaison, comme des langues différentes, des dialectes différents, pour atteindre ce but. Mais Dieu est Dieu pour tous. Si vous commencez à vous battre en disant : "Ma religion est plus importante que la vôtre, la mienne est vraie et la vôtre ne l'est pas", où cela nous mènera-t-il ? Il n'y a qu'un seul Dieu et chacun a sa propre langue pour l'atteindre. Certains sont sikhs, d'autres musulmans, d'autres hindous, d'autres chrétiens : ce sont des chemins différents qui mènent à Dieu".

Le chef de la secte conciliaire ne condamne plus les hérésies du monde comme dans les conciles antérieurs de l'Église catholique, mais les adoube officiellement pour tendre vers le noachisme universel. La Parole du Christ n’est plus la Vérité révélée, mais une doctrine parmi tant d’autres. Ce qui est une position proprement hérétique, contraire à l’enseignement de Jésus Christ.

Le sacrifice des centaines de milliers de martyrs chrétiens à travers les siècles, la vie de prêtrise et monacale pour le Christ ne servirait donc de rien, puisque l'on pourrait atteindre le Salut en étant simplement sikh, protestant, musulman, juif, hindouiste ou pastafari.

Pour tout croyant, il est évident que de telles paroles ne peuvent être prononcées par un Pape catholique.


LA SECTE CONCILIAIRE VATICAN II INTERDIT LE RITE ROMAIN

La messe Tridentine de Saint-Pie V qui a été instituée pendant le Concile de Trente en 1563 entérinant les rites établis depuis la tradition apostolique et romaine des premiers siècles du christianisme, fut tout simplement restreinte par l'église conciliaire Vatican II à partir du 3 avril 1969.


Comment l'Église catholique pourrait-elle interdire un rite qui a été institué depuis le début de l'ère chrétienne ? Est-ce que cela veut dire que ce rite était faux, et donc que l'Église catholique s'est trompée pendant tous ces siècles ? L'indéfectibilité de l'Église est-elle donc remise en cause ?

La seule conclusion possible, est tout simplement que l'église conciliaire Vatican II n'est pas l'Église catholique, puisqu'elle condamne les rites de la tradition apostolique et romaine.


LA SECTE CONCILIAIRE VATICAN II NE CONDAMNE PLUS L'HÉRÉSIE

Le Concile Vatican II va attaquer de front ... le dogme catholique. Et plus aucune hérésie.

L'encyclique de Giovanni Montini (Paul VI) "Dignitatis Humanae" publiée le 7 décembre 1965, est un véritable hymne pour célébrer un œcuménisme cosmopolite dans lequel toutes les religions se valent et ont une part de vérité, et peuvent mener au Salut. Cette nouveauté marque implicitement une rupture radicale avec l'enseignement de l'Église et la fin implicite des actions missionnaires.
À quoi sert-il d'annoncer la Bonne Nouvelle au Monde pour convertir les pécheurs, s'il peuvent trouver le Salut en restant musulman, protestant, bouddhiste, pastafari ou juif ?
 
La secte conciliaire est complètement insipide, tiède, ne défend plus rien, pas même la Parole du Christ. 
Les seuls discours des conciliaires, lors de conflits survenus à travers le monde, ce sont toujours les mêmes déclarations : "il faut instaurer la paix, condamner la guerre."
Sans prise de position sur le Bien ou le Mal, ni aucune condamnation des fausses doctrines contemporaines.

CANONISATION DE PERSONNALITÉS NON CATHOLIQUES

Isaac de Ninive a été canonisé le 9 novembre 2024 par François Bergoglio alors qu'il est nestorien, une hérésie condamnée par l'Église catholique !

Tout cela ne s'était jamais vu dans l'histoire de l'Église catholique auparavant.


LE JUDAÏSME RABBINIQUE N'EST PLUS CONDAMNÉ PAR LE CONCILE VATICAN II

Après la venue du Christ, la Nouvelle Alliance instituée par le Christ et Son Sacrifice sur la Croix, le message de Dieu n'est plus adressé au seul Peuple Élu, les hébreux, mais à toute l'humanité, l'Ancienne Alliance (Ancien Testament) est transcendée.


Comme le confirme le Pape Saint Pie X dans son catéchisme de 1905 :
"Qui sont ceux qui se trouvent hors de la véritable Église ? Ceux qui se trouvent hors de la véritable Église sont les infidèles, les juifs, les hérétiques, les apostats, les schismatiques et les excommuniés."

Pourtant, l'église conciliaire s'oppose depuis 1965 à ce qui a toujours été enseigné sur les relations entre chrétiens et juifs.
Dans un discours prononcé devant la communauté juive de Mayence en Allemagne le 17 novembre 1980, Jean-Paul II décrit le dialogue "judéo-catholique" comme une "rencontre entre le Peuple de Dieu de l’ancienne Alliance, jamais dénoncée par Dieu, et le Peuple de Dieu de la nouvelle Alliance".

Le chef de l'église conciliaire n'appelle même plus les juifs à la conversion :
"A travers l'exercice de la justice et de la miséricorde, les juifs et les chrétiens sont appelés à annoncer et à témoigner du Royaume du Très-Haut qui vient, et pour lequel nous prions et nous œuvrons chaque jour dans l'espérance."

Le nouveau catéchisme de 1992 de Jean-Paul II proclame que :
"L'Ancien Testament est une partie inamissible de l'Écriture Sainte. Ses livres sont divinement inspirés et conservent une valeur permanente car l'Ancienne Alliance n'a jamais été révoquée."

On est là dans le reniement complet de la dénonciation du judaïsme rabbinique.


LES DOGMES DE L'ÉGLISE CONCILIAIRE VATICAN II CONTREDISENT CEUX DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

Autorisation de la liberté religieuse

L'Église catholique a de tout temps condamné la liberté religieuse, en interdisant par exemple la déformation des enseignements du Christ transmis par la tradition des Pères de l'Église, dépositaires de l'Ancien Testament et des Évangiles.

"Et, à cet égard, il n'y a lieu de faire aucune différence entre les individus, les familles et les Etats; car les hommes ne sont pas moins soumis à l'autorité du Christ dans leur vie collective que dans leur vie privée. Il est l'unique source du salut, de celui des sociétés comme de celui des individus: Il n'existe de salut en aucun autre; aucun autre nom ici-bas n'a été donné aux hommes qu'il leur faille invoquer pour être sauvés"

"Quanta cura", encyclique formulée par le Pape Pie IX le 8 décembre 1864 condamne explicitement la liberté religieuse :
"ils ne craignent pas de soutenir cette opinion erronée, funeste au maximum pour l’Église catholique et le salut des âmes, que Notre Prédécesseur Grégoire XVI, d’heureuse mémoire, qualifiait de « délire » : « La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme. Ce droit doit être proclamé et garanti par la loi dans toute société bien organisée. Les citoyens ont droit à l’entière liberté de manifester hautement et publiquement leurs opinions quelles qu’elles soient, par les moyens de la parole, de l’imprimé ou tout autre méthode sans que l’autorité civile ni ecclésiastique puisse lui imposer une limite ».
Or, en donnant pour certitudes des opinions hasardeuses, ils ne pensent ni ne se rendent compte qu’ils prêchent « la liberté de perdition »."

Cette "liberté de perdition" condamnée par le Pape Pie IX, est précisément celle que l'on retrouve un siècle plus tard presque mot pour mot dans l'encyclique "Dignitatis Humanae", encensée et promulguée par le dirigeant conciliaire Paul VI le 7 décembre 1965 :
"La liberté religieuse demande, en outre, que les communautés ne soient pas empêchées de manifester librement l’efficacité singulière de leur doctrine pour organiser la société et vivifier toute l’activité humaine. La nature sociale de l’homme, enfin, ainsi que le caractère même de la religion, fondent le droit qu’ont les hommes, mus par leur sentiment religieux, de tenir librement des réunions ou de constituer des associations éducatives, culturelles, caritatives et sociales."

Ce qui montre sans ambiguïté que la secte conciliaire est directement opposée à l'Église catholique.

Condamnation de la peine de mort

L'Église catholique n'a jamais condamné moralement la peine de mort, le Concile de Trente exprimait par exemple que les juges appliquant la sentence suprême «étaient des exécutants de la loi divine».
Cinq cent ans plus tard, influencé par les doctrines modernistes, François Bergoglio appelle dans "Spes non confundità l’abolition de la peine capitale, «une mesure contraire à la foi chrétienne et qui annihile toute espérance de pardon et de renouveau».

Cela veut-il dire que ce qu'exprimaient l'ensemble des Papes, cardinaux, évêques et prêtres il y a cinq cent ans était une erreur ?

bénédiction des couples homosexuels


À partir de 2021, dans toute l'Allemagne, une centaine de prêtres bénissent et instituent des mariages homosexuels : il est important de noter qu'aucun d'entre eux n'a été excommunié jusqu'à ce jour par l'église conciliaire pour ces actes contraires et interdits par l'Église catholique.
Au contraire, face à la pression sociale, la secte conciliaire tente de s'adapter à cette nouvelle mode moderniste : le 18 décembre 2023, le document papal "Fiducia supplicans",  validé par François Bergoglio, autorise explicitement les prélats à donner des bénédictions spontanées aux couples homosexuels, validant ainsi partiellement l'action de ces faux prêtres :
"Bénédiction des couples en situation irrégulière et des couples de même sexe
31. Dans l'horizon ainsi tracé, il est possible de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, sous une forme qui ne doit pas être fixée rituellement par les autorités ecclésiales, afin de ne pas créer de confusion avec la bénédiction propre au sacrement du mariage."


LE CONCILE VATICAN II PERVERTIT LE MESSAGE DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

Il est incontestable que depuis le Concile Vatican II, les responsables qui se tiennent sur le trône de Saint Pierre ne professent plus la même foi, les mêmes dogmes, les mêmes aspirations et la même vision du monde chrétien enseignés par l'Église catholique, dénaturant sa relation avec la cité terrestre.

En ayant la faiblesse de suivre les courants de pensée matérialistes que l'Église catholique a toujours dénoncé et combattu, les dignitaires du concile Vatican II ont considéré qu'il était nécessaire de réformer le dogme, car il ne correspondrait plus au contexte historique et à la modernisation des sociétés, liés au progrès technique, économique et social.
   
Le concile Vatican II prétend que le dogme institué par les Papes depuis des siècles peut maintenant être modifié au gré des vents, des modes et des courants idéologiques du moment, il n'y aurait donc plus de vérité révélée par la Parole du Christ.

Mais cette conflagration entre en contradiction avec la parole du Christ et la doctrine de la Sainte Église catholique :
"Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point."
Matthieu 24:35

Le Christ a donné les clés de l'Église catholique à Saint Pierre.
Le choix de la symbolique de la clé n'est pas anodin. 
Une clé n'ouvre qu'une seule porte, car il n'y a qu'une seule Église, les hérésies qui ont des clés falsifiées ne peuvent ouvrir la porte et entrer dans la maison du Seigneur.
Une clé est fixe. Sa forme ne varie pas au cours du temps. Elle ouvre la même porte, hier, aujourd'hui et demain. Tel le dogme, ce qui était vrai hier, ne peut être faux aujourd'hui. Le dogme catholique ne peut être réformé, car l'Église est en dehors du Monde terrestre, c'est la cité de Dieu, son rôle est de guider les hommes vers la voie du Christ, et ne pas céder aux diverses idéologies impies et perverses créées par l'homme en fonction des modes du moment, qui le détournent du chemin de Dieu, et donc du Salut.


"Ce qui était auparavant considéré comme le plus saint — la forme dans laquelle la liturgie était transmise — apparaît soudain comme la plus interdite de toutes, la seule qu'on peut prohiber en toute sécurité. Il est intolérable de critiquer les décisions prises depuis le Concile ; d'autre part, si l'on met même en question les règles anciennes ou les grandes vérités de la Foi — par exemple la virginité corporelle de Marie, la Résurrection corporelle de Jésus, l'immortalité de l'âme — personne ne se plaint ou ne le fait qu'avec la plus grande modération."
[...]
"Tout cela amène un grand nombre de personnes à se demander si l’Église d’aujourd’hui est vraiment la même que celle d’hier, ou si on l’a changée pour quelque chose d’autre sans le dire aux gens."
Le cardinal Joseph Ratzinger - Conférence des évêques à Santiago du Chili, 13 juillet 1988

Ce juste constat et ces bonnes paroles prononcées par le cardinal Ratzinger ne seront malheureusement pas suivies d'effets ni d'actions lorsqu'il deviendra chef de l'église conciliaire en 2005, en prenant le nom de Benoît XVI.

L'ÉGLISE MILITANTE TOUJOURS DEBOUT

Des milliers de prêtres continuent à travers le Monde à souffrir en silence de cette vacance du Siège, mais la défense s'organise.


Adrien Abauzit, un laïc grand défenseur de l'Église catholique, montre de manière rigoureuse et argumentée pourquoi le siège de la Papauté est vacant depuis le Concile Vatican II



Monseigneur Viganò, excommunié le 5 juillet 2024 par François Bergoglio pour avoir démasqué l'imposture du Concile Vatican II




Monseigneur Lefebvre fut un défenseur acharné de la tradition catholique en dénonçant sans relâche la révolution hérétique du Concile Vatican II. Le 1er juillet 1988, il est excommunié par le chef de la secte conciliaire Jean Paul II.

Comprendre l'imposture Alain Soral

Le polémiste et essayiste Alain Soral est un des leaders les plus charismatiques de la dissidence de ces 20 dernières années. 
Alain Soral est un adepte de la mouvance radicale d'extrême-gauche révolutionnaire assez classique, une eschatologie provenant de sources ésotériques païennes et orientalistes avec pour finalité les individus fondus dans un collectivisme moniste par la voie de la raison (marxisme). Une idéologie teintée de haine envers les juifs dans l'espoir de fonder une alliance orientale franco-arabo islamique capable de combattre le lobby mondialiste juif, espérant mobiliser : 
- une partie des français de souche qui voient en les lobby juifs les détenteurs du pouvoir politique et médiatique dans le monde. 
- une partie de la jeunesse d'origine extra-européenne issue des banlieues islamisées, endoctrinée dans les plus grandes mosquées de France à l'antichristianisme, l'antisionisme et l'antisémitisme.  

ALAIN SORAL ADORATEUR ET PROTECTEUR DE L'ISLAM, LA RELIGION DE L'AVENIR

Alain Soral a une vision strictement orientaliste glorifiant la force de l'islam, religion de la virilité contre la faiblesse du christianisme, religion du pauvre et des délaissés.

À plusieurs reprises, Alain Soral a dit tout le bien qu'il pensait de l'islam. Pour lui, le coran "c'est de la morale, c'est du bien, je le lis dans le train, ça m'aide." 
Le 6 juin 2015, Alain Soral se montre sur les réseaux sociaux en tenue traditionnelle islamique : "Offert par un frère de retour de la Mecque et très agréable à la maison par temps chaud !"

L'essayiste oppose le coran à la bible :
"Dans le coran, à aucun moment on appelle au meurtre de qui que ce soit. En revanche, dans l'Ancien Testament, c'est-à-dire dans la Torah, effectivement, le projet de la Torah - et c'est écrit - est un projet de purification ethnique, avec - pratiquement à chaque page - des appels aux meurtres. Il suffit de lire le Pentateuque."

Dans l’Ancien Testament, Dieu choisit de préparer le Peuple Élu, les hébreux, l’extirper avec fracas et violence du monde païen satanique du Péché Originel, pour le préparer à la venue du Christ.
Le but n'est donc pas un projet d'une quelconque "purification ethnique".
Par contre dans le coran, le prophète Mohamed, le modèle parfait pour tous les musulmans, est un chef de guerre, dont le but est de s'enrichir par la rapine, le pillage et l'esclavage à l'aide de son armée, et de soumettre toute l'humanité à l'islam, un système politique, social, économique, législatif et judiciaire complet inégalitaire et totalitaire. C'est ce système qui doit être mis en place dès que les musulmans deviennent majoritaires dans un pays.
On voit là toute la méconnaissance de Alain Soral sur des sujets religieux, ou du moins, la manipulation qu'il en fait pour défendre sa propagande idéologique.

ALAIN SORAL ANTI-CATHOLIQUE


Pro-islamiste, Alain Soral est viscéralement anti-catholique.
La hiérarchie du clergé catholique, sa Tradition, la véracité des Évangiles, de la Trinité, de l'Incarnation du Christ, de l'Eucharistie, de la Crucifixion, de la Rédemption sont catégoriquement niés et méprisés  par Alain Soral, tout cela ne serait que des fables, de la "sorcellerie", de "l'arrogance impérialiste catholique", du "tribalisme cannibale". 

Seule l'intégralité du Don gratuit, le Sacrifice, dont la forme la plus saisissante est l'humilité de la Passion du Christ sur la Croix permet de voir la présence du Divin. 
C'est par exemple l'origine même de l'esprit de la chevalerie, protéger la veuve et l'orphelin, ou la capacité de faire Don de soi pour aider son prochain.

Alain Soral ne comprend même pas que la France est une création de l'Église catholique, et que la légitimité du pouvoir des Rois de France, leur est attribuée en tant que lieutenants du Christ, avec le devoir de guider et servir le peuple, protéger le Bien Commun en souscrivant aux lois Divines prêchées par le Christ dans les Évangiles.

ALAIN SORAL MARCIONITE

La transcendance chrétienne est donc niée, seul subsiste un matérialisme qui permet d'instrumentaliser Jésus Christ, dans lequel Alain Soral ne voit qu'un révolutionnaire à tendance marxiste.
Sa vision du christianisme est par ailleurs marcionite (du nom de son créateur Marcion au IIème siècle), elle puise ses origines dans le gnosticisme orientaliste néo-platonicien, le Dieu de l'Ancien Testament adoré par le peuple juif serait un dieu mauvais, un démiurge, différent de celui du Nouveau Testament qui serait un Dieu bon, Jésus émanerait de ce vrai Dieu caché. Jésus serait un révolutionnaire venu pour combattre ce démiurge, le mal sur Terre, et donc imposer à l'humanité une société collectiviste socialiste par la révolution armée.
Ce qui est absurde du point de vue des Écritures Saintes et de la Tradition de l'Église, puisque "le Royaume du Christ n'est pas de ce Monde.", et que les zélotes ayant voulu faire comme Alain Soral, instrumentaliser la Parole du Christ pour des actions armées, ont été rejetés par Jésus Christ. Le marcionisme est bien évidemment hérétique et contraire à la doctrine de la Tradition des Pères de l'Église et du catéchisme de l'Église catholique, c'est bien le même Dieu qui se manifeste dans l'Ancien et le Nouveau Testament.
La France en tant que nation, est née de l'allégeance faite par Clovis à l'Église catholique, lors de son Baptême à la cathédrale de Reims, validée par le testament de l'évêque Saint Rémi. 
La cérémonie de l'onction, qui fait du Roi de France et de ses successeurs (quasiment tous couronnés à Reims comme Clovis) le lieutenant du Christ, se veut la continuité du Sacre des Rois juifs de l'Ancien Testament.
C'est une transmission de l'Ancienne Alliance (Ancien Testament adressé au peuple hébreu) vers la Nouvelle Alliance (scellée par l'Incarnation du Christ dans le Nouveau Testament et adressée aux nations) de père en fils voulue par Dieu.
On peut par exemple voir sur la façade principale de la cathédrale Notre Dame de Paris, les statues alignées des 28 Rois d'Israël, témoins et gardiens de la passation de pouvoir vers leurs successeurs.
Cette Sacralisation héritée de Dieu, a légitimé le pouvoir royal en France et par ricochet dans les nouvelles nations catholiques pendant plus de 1200 ans.

Le marcionisme a été condamné très tôt par l'Église catholique dès le IIème siècle après Jésus Christ, en particulier par Saint Irénée de Lyon. Aujourd'hui, le marcionisme est développé par un des plus proches collaborateur de Alain Soral, Youssef Hindi, dans plusieurs ouvrages, dans le but de construire une amitié islamo-chrétienne marxiste contre la toute puissance financière des lobby juifs.
Youssef Hindi fait croire avec Soral que l’Islam serait tolérant et compatible avec les sociétés occidentales, une manière de lobotomiser les esprits des Français, et leur fermer les yeux face au développement intensif du fondamentalisme islamique dans des milliers de mosquées de France. 
Vous ne verrez jamais Alain Soral critiquer l'islam et ces imams.

Alain Soral et Youssef Hindi occultent le choc des civilisations entre Christianisme et Islam qui a pourtant duré pendant des siècles, en particulier sur le sol européen (Espagne, Portugal, sud de la France, Italie, Sicile, Malte, Hongrie, Grèce, Serbie, Albanie,...en effaçant de la mémoire des écoliers les héros défenseurs du christianisme comme Pelayo, Ramiro Ier, Afonso Henriques, Jean III Sobieski, Jean Hunyadi, Skanderbeg, l'Infant Don Juan d'Autriche, Mathurin Romegas, Jean de La Valette, Nikola Zrinski, Miklós Zrínyi...). 

ALAIN SORAL POUR UNE ALLIANCE FRANCO-ARABO ISLAMIQUE AVEC LE MAGHREB DES BANLIEUES

En prêchant une "réconciliation" entre français et maghrébins musulmans des banlieues, Alain Soral devient l'idiot utile de l'islam et des prédicateurs de la haine anti-France.
En abandonnant le catholicisme, Alain Soral entre dans l'irrationnel, et perd le sens même du réel, en voulant réaliser une utopie moniste illusoire : réconcilier les Français et les Arabes des banlieues pour faire face à l'impérialisme mondialiste. Ce qui ne peut générer que conflit et amener la guerre civile multiethnique et multiconfessionnelle sur le long terme.


Pour réconcilier les banlieues, Alain Soral s'était par exemple attiré les faveurs de l'imam de la mosquée d'Escaudain Hassan Iquioussen, un islamiste faisant partie du réseau de l'UOIF (Frères Musulmans), antisioniste, antichrétien, antisémite et antioccidental voulant une application stricte de la charia en France : comme par exemple la séparation des hommes et des femmes dans les lieux publics.  




Alain Soral se montre également complice de Morsay, le rappeur franco-algérien qui déclare brûler le drapeau français "sans rancœur", et considère les Français comme des racistes.  

ALAIN SORAL, SES COMBATS À MENER POUR L'AVÈNEMENT DU SOCIALISME AVEC L'AIDE DE LA GAUCHE MARXISTE ET DE L'ISLAM

Alain Soral ne conçoit donc pas le renouveau de la civilisation européenne par son héritage chrétien catholique, mais par l'Islam et les forces de la gauche marxiste, seuls moyens d'après lui de résistance face à la gouvernance mondiale des lobbys juifs :
"Après l'effondrement des trois forces morales d'Occident qu'étaient le catholicisme, le communisme et l'universalisme français, toutes trois d'essence helléno-chrétienne, il apparaît que la dernière civilisation de la sphère post-méditerranéenne à ne s'être pas encore soumise à l'Empire est le monde musulman. Un Islam de résistance à l'Empire cohérent, articulé autour de la République islamique d'Iran, comprenant aussi le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien. Islam de résistance parfaitement exprimé par les discours et les actes du président Mahmoud Ahmadinejad : solidarité avec la révolution bolivarienne du président du Venezuela Hugo Chavez, accords de coopération avec le régime syrien baasiste, soutien logistique aux combattants palestiniens sunnites, contestation de la version officielle des attentats du 11 septembre à la tribune de l'ONU. Une politique authentiquement anti-impérialiste et antisioniste qui refuse de tomber dans le piège du "conflit de civilisations"."
Alain Soral - "Comprendre l'Empire" p215-216

ALAIN SORAL AGENT DU GOUVERNEMENT IRANIEN

L'idéologie de réconciliation de la gauche marxiste avec l'islam pour combattre l'impérialisme mondialiste se traduit non seulement dans ses livres et entretiens, mais aussi par des actes.

Alain Soral a aidé au financement du parti antisioniste (avec comme membre le plus connu, l'humoriste Dieudonné) pour présenter des candidats aux élections européennes de 2009 et aux élections législatives de 2012, grâce à l'Iran : « Si on a pu faire la liste antisioniste qui a coûté 3 millions d’euros, c’est parce qu’on a eu l’argent des Iraniens ».
Alain Soral serait donc en fait un agent d'une puissance étrangère qui tente d'imposer son agenda politique islamique, évidemment contre les intérêts de la France.

Alain Soral est une supercherie.
Seule sa maison d'édition kontrekulture qui publie certains livres rares non politiquement corrects de bonne qualité aussi bien sur le fond que sur la forme, sauve un peu la mise.