Comprendre l'Amérique judéo-protestante de Donald Trump, en guerre contre l'Église catholique

Ted Cruz, président du Comité du commerce, des sciences et des transports du Sénat des États-Unis, proche de Donald Trump, explique sur son compte X, "ce pourquoi nous nous battons", l'idéologie politique et religieuse des États-Unis d'Amérique dans un article que le sénateur présente comme l'arme ultime pour la défense de l'Amérique.

L'article décrit la politique religieuse judéo-protestante défendue par le régime de Donald Trump avec comme alliée Israël pour imposer sa domination au Monde, en suivant une eschatologie biblique millénariste, ainsi que les différentes méthodes pour combattre son principal adversaire, l'Église catholique.


Donald Trump et Ted Cruz, unis pour la défense des États-Unis et d'Israël, le 13 juin 2024

Pour Ted Cruz, l'Amérique est profondément enracinée dans le protestantisme évangélique :
"Qui détermine l'ADN idéologique et théologique de la base du Parti républicain ?
Depuis soixante-dix ans, la réponse est : les chrétiens protestants évangéliques. Représentant environ 30 % de l'électorat américain, dont 80 % votent républicain, animés par de profondes convictions bibliques, organisés au sein de dizaines de milliers d'églises locales et unis par un engagement théologique envers la Bible, ils sont aux commandes du mouvement conservateur."

Ted Cruz attaque directement le dogme et les institutions de l'Église catholique :

"Je vais exposer ce qui me semble être l'attaque la plus sophistiquée de l'histoire politique moderne, ainsi que tous ses vecteurs — institutionnels, intellectuels, théologiques, générationnels et médiatiques —, et expliquer comment chacun d'entre eux s'inscrit dans un projet unique s'étalant sur dix ans : le remplacement de la théologie politique protestante évangélique par un cadre catholique intégriste ou ethnonationaliste qui considère les Juifs, Israël et les protestants non pas comme des partenaires de l'alliance, mais comme des adversaires de la civilisation chrétienne."

"Le premier est l'intégrisme — une théologie politique antérieure au concile Vatican II selon laquelle l'Église catholique devrait exercer une autorité directe sur les gouvernements temporels, la liberté religieuse serait une erreur protestante, et un État bien ordonné devrait se soumettre à l'enseignement de l'Église. Ce n'est pas la position de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis. Ce n'est pas la position du pape François. C'est la position d'un groupe restreint mais hautement qualifié de théoriciens universitaires — Vermeule, Ahmari, Deneen, Pappin — qui ont passé la dernière décennie à construire une infrastructure intellectuelle et qui affirment sans ambages leur objectif de remplacer l'ordre constitutionnel libéral protestant sur lequel l'Amérique a été fondée."

Les évangélistes déclarent ouvertement avoir pris partie pour la secte conciliaire Vatican II instaurée à partir de 1962-1965 qui a usurpé le trône de Saint Pierre, et combattent donc la "théologie politique antérieure au concile Vatican II".

Ce que les protestants appellent "théologie politique antérieure au concile Vatican II", n'est rien d'autre que l'Église catholique traditionnelle telle qu'elle a existé pendant des siècles depuis le début de l'ère chrétienne, avant la révolution de Vatican II.
Ted Cruz insulte ainsi toute l'Histoire et la doctrine de l'Église catholique qu'il met au rebut.

"Ce que l'intégrisme exige en fin de compte, ce n'est pas que davantage de personnes viennent à connaître Jésus. Il exige qu'une hiérarchie ecclésiastique spécifique se place au-dessus des gouvernements élus, que le droit civil se plie à l'autorité de l'Église et que le consentement démocratique des gouvernés soit subordonné aux déclarations doctrinales d'une classe cléricale non élue. Ce n'est pas cela, le christianisme.
C'est une monarchie théocratique arborant une croix sur son drapeau. C'est la même structure de pouvoir fondamentale que les fondateurs américains ont explicitement rejetée lorsqu'ils ont bâti une république constitutionnelle — ils avaient vu ce que les Églises d'État avaient fait de la liberté humaine en Europe pendant un millénaire, et ils ont conçu ce pays précisément pour empêcher que cela ne s'enracine ici."

C'est exactement la définition de l'Église catholique. Elle est effectivement au-dessus de toutes les lois et les nations, c'est une autorité divine et morale, pilotée par le Vicaire  du Christ.
Ted Cruz condamne l'Église catholique et défend que les États-Unis ont été constitués parce qu'ils ont vu ce que "les Églises d'État avaient fait de la liberté humaine en Europe pendant un millénaire, et ils ont conçu ce pays précisément pour empêcher que cela ne s'enracine ici."

L'article poursuit :

"Cela semble étranger parce que c’est étranger. L’Amérique ne connaît pas d’antisémitisme endémique, ancré dans deux mille ans de cohabitation étroite avec des communautés juives au sein d’une civilisation catholique ou chrétienne orthodoxe. Nous n’avons pas connu de pogroms. Nous n’avons pas connu l’affaire Dreyfus. Nous n’avons pas connu des siècles de ghettos juifs imposés par la loi ecclésiastique, d’accusations de meurtres rituels, de conversions forcées et d’expulsions. La texture spécifique de l’antisémitisme européen — le mépris théologique, les théories du complot sur le pouvoir juif, le langage des « tueurs du Christ », des « usuriers » et des « cosmopolites sans racines » — n’est pas inhérente à la culture politique américaine. Elle a dû être importée."

L'Église catholique s'oppose par définition au judaïsme rabbinique, puisque la venue du Christ sur Terre en tant que Messie met fin à l'attente messianique. Ce que les juifs ne reconnaissent toujours pas.

Il n'y a là pas d'antisémitisme. S'il y a eu effectivement expulsion des juifs à plusieurs reprise des royaumes catholiques, c'est pour l'étude du Talmud dans les synagogues, des rabbins qui exposent des théories abominables sur la suprématie des juifs, ainsi que contre Jésus-Christ et Sainte Marie, pervertissant les âmes, et également à cause de l'utilisation abusive de l'usure contre les populations chrétiennes.

Au cours des siècles, plusieurs dizaines de synodes et de conciles ont condamné le judaïsme rabbinique de manière régulière et sans équivoque, qui n'a plus lieu d'exister depuis la Révélation du Christ.

Comme le confirme le Pape Saint Pie X dans son catéchisme de 1905 :
"Qui sont ceux qui se trouvent hors de la véritable Église ?
Ceux qui se trouvent hors de la véritable Église sont les infidèles, les juifs, les hérétiques, les apostats, les schismatiques et les excommuniés."

L'article mis en avant par Ted Cruz mentionne "les théories du complot sur le pouvoir juif".

Étrange argument, puisque l'auteur de l'article admet pourtant l'influence de la puissance juive au sein de l'administration Trump :
"Les relations de Donald Trump avec la communauté juive et l’État d’Israël constituent l’un des aspects les plus documentés de sa vie publique. Il a transféré l’ambassade américaine à Jérusalem — ce que trois présidents précédents avaient promis sans jamais tenir leur engagement. Il a reconnu la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan. Il a négocié les accords d’Abraham, les accords de normalisation les plus importants entre Israël et les États arabes depuis une génération. Son gendre est juif. Sa fille s’est convertie au judaïsme. Ses petits-enfants sont élevés dans la religion juive."

"On ne peut démanteler le pouvoir politique évangélique sans avoir d’abord délégitimé la théologie évangélique. Toute l’architecture politique de ce mouvement repose sur une affirmation théologique : celle selon laquelle Dieu a conclu une alliance éternelle et inconditionnelle avec le peuple juif, que l’État moderne d’Israël est l’accomplissement d’une prophétie biblique, et que les chrétiens qui « bénissent Israël » obéissent à un commandement divin direct. En supprimant cette conviction, on supprime le moteur moral qui anime l’engagement politique évangélique depuis un demi-siècle."

Quand on lui demande pourquoi il a déclenché cette attaque contre l’Iran, Donald Trump répond que c’est sur conseil de Steve Witkoff, Jared Kushner et Pete Hegseth, autrement dit, les messianistes du lobby juif américain sous l’influence de Netanyahou.

Ted Cruz renie et combat le pouvoir de l'Église catholique, et donc de Jésus Christ, pour glorifier à la place la puissance d'Israël, et soutient que les chrétiens doivent obéir et se soumettre à la domination de l'État juif. Ce qui est une ineptie du point de vue des textes bibliques et de la tradition catholique, apostolique et romaine :

"Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel, mais mon Père vous donne le vrai pain du ciel; car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde."
Jean 6:32-33

Avec la Nouvelle Alliance instituée par le Christ et Son Sacrifice sur la Croix, le message de Dieu n'est plus adressé au seul Peuple Élu, les hébreux, mais à toute l'humanité, l'Ancienne Alliance (Ancien Testament) est transcendée.

Donald Trump en pleine prière avec des pasteurs évangéliques le 6 mars 2026, pour bénir la victoire prochaine contre l'Iran

Les média américains à la solde du régime de Donald Trump, avec en tête de liste FOX NEWS, endoctrinent des millions d'Américains à se soumettre à Israël :

"Le judaïsme est la fondation du Monde libre."

"Israël n'est pas juste une juridiction politique, c'est une représentation des institutions politiques et économiques juives et une puissance spirituelle en relation avec le christianisme, les sociétés occidentales et le Monde libre."

Tout cela n'a rien de nouveau, c'est du déjà vu. C'est à l’image de Jan Hus au XVème siècle, un chrétien évangéliste précurseur du protestantisme qui voulait instaurer l’esprit révolutionnaire juif, un retour à l’Ancien Testament, avec la prétention de créer un Paradis sur Terre par la révolte armée, instaurer la Terre Promise.

Donald Trump n’est qu’un nouveau zélote du XXIème siècle favorisant la toute puissance des États-Unis et d’Israël pour s’imposer face à un Monde corrompu.
La date de Pourim 2026, la célébration de la défaite de l'Empire perse grâce à Esther dans l'Ancien Testament, pour lancer les hostilités contre l’Iran n’a pas été choisie au hasard.

Les harangues quotidiennes de Donald Trump pour faire assassiner dans un bain de sang les dirigeants iraniens rappellent foncièrement les appels à la violence et au meurtre des révolutionnaires hussites :
"Rangeons-nous en ordre de bataille avec pour dirigeant maître Hus et pour chef maître Jérôme et que quiconque veut être chrétien se tourne vers nous. Que chacun se ceigne de son épée, que le frère n’épargne pas son frère, ni le père son fils ou son père, ni le voisin son voisin. 
Tous doivent tuer afin que nous puissions sanctifier nos mains dans le sang des maudits, comme Moïse nous le montre dans ses livres; car ce qui est écrit là est un exemple pour nous."
"A History of the hussite revolution" — Howard Kaminsky

Jan Hus, réformateur religieux, condamné au bûcher lors du concile de Constance, en 1415. Bois gravé colorié (1485).

L’Église catholique a déjà combattu et condamné par le passé tout ce fatras idéologique judéo-protestant qui conduit à la guerre et au désastre, puisque pour l’Église catholique, le millénarisme provenant des forces révolutionnaires de l’homme est une utopie, l’homme étant pécheur.

Le millénarisme ne peut provenir que du retour du Seigneur, et non des forces armées révolutionnaires pour imposer un nouveau monde globalisé, la reconstruction de la Tour de Babel.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire