Le nazisme, un idéal socialiste révolutionnaire anticapitaliste

Le nazisme est un socialisme révolutionnaire anticapitaliste qui nie le Péché Originel, et affirme donc que l'homme est naturellement bon et à même de définir par lui-même le destin de la totalité de la collectivité des peuples. C'est la société qui est défaillante et qu'il faut reconstruire : le socialisme.

Il faut rendre un culte à l'État, en organisant un contrôle total par les gouvernements, des institutions, des moyens de production, de l'éducation des masses, avec ou sans leur consentement, pour corriger les dysfonctionnement de la condition humaine.

Comment les dirigeants ont-ils la connaissance du Bien et du Mal pour assurer la pérennité du peuple ? C'est selon les modes, le caractère des gouvernants qui imposent leurs propres convictions morales et idéologiques, dépendant de leur formation politique, sans l'autorité Divine, d'où le véritable poison du socialisme, qui a envoyé à la mort tous ceux qui refusaient de se plier au dogmatisme de l'État social.

L'expérience du socialisme pendant le XXème siècle a particulièrement mis en évidence les défaillances de ce système. Prétendre maîtriser le fonctionnement d'une population, l'identifier comme un mécanisme dont il suffit d'ajuster les quelques défaillances à coups de tournevis sur des rouages, est un leurre.

Histoire de la terreur communiste

Partout, sous toutes ses formes (communisme, bolchevisme, marxisme, léninisme, trotskisme, stalinisme, castrisme, maoïsme, ..), le socialisme a condamné des millions de femmes, enfants, vieillards à la mort dans des camps d'extermination.

On veut aujourd'hui nous faire croire que nous vivons dans un parangon de vertu, un monde de liberté, alors que la carcan de la doctrine socialiste est toujours aussi insidieusement présent.

Bien entendu, on ne peut comparer le système socialiste actuel avec celui des camps de concentration du communisme russe ou chinois, mais à y regarder de plus près, dans les lois de la république française, l'État intervient et impose sa doctrine dans tous les domaines de la vie sociale d'un individu : son éducation, sa scolarité, son parcours professionnel, etc... ce qui est un système proprement socialiste.
A-t-on par ailleurs déjà oublié qu'il n'y a pas si longtemps, le gouvernement français vous a obligé à vous faire vacciner (sinon, plus de restaurants, piscines, cinéma et salles de sport), à porter un masque dans la rue, et que pendant des mois, vous a même interdit de sortir de chez vous durant la journée, sans un certificat dérogatoire ?
L'État peut du jour au lendemain bloquer vos comptes bancaires ou vous détruire socialement, sans aucune forme de jugement ni de procès, si il considère que vous êtes un danger pour le système.

Pour ne pas alarmer la population, Il est cependant nécessaire de mettre en place un semblant de démocratie, l'illusion que le peuple est maître de son destin, alors qu'en réalité, les candidats triés sur le volet prêchent plus ou moins la même doctrine socialiste, sinon, ils sont évidemment exclus du système.

Pour garder l'emprise sur les masses, il faut également déformer l'histoire du socialisme pour en occulter ses facettes monstrueuses. Ce n'est que très récemment que les historiens et intellectuels ont fait l'effort, bien après les précurseurs Alexandre Soljenitsyne et Vladimir Boukovsky, de critiquer de manière négative l'idéologie socialiste et ses similarités avec les structures de l'Union Européenne actuelle.

On va voir que le nazisme coche toutes les cases pour être classée comme une doctrine socialiste. Pourquoi a-t-il été mis à part des autres doctrines ?
Tout d'abord parce qu'il échoua dans le camp des vaincus de la deuxième guerre mondiale, et donc voué à l'ostracisme et à la diabolisation, en particulier pour son rôle joué dans la persécution des Juifs. Le nazisme incarne auprès de nos élites et média, le mal absolu.

Assimiler le nazisme à l'extrême-droite permet de discréditer tous les mouvements conservateurs et nationalistes de droite, et donc de laisser libre cours à la propagation du socialisme.

Le Parti nazi est qualifié d'extrême-droite par les élites et les mass média progressistes, alors que aucun de ses principaux doctrinaires n'a jamais appartenu, ni de près ni de loin, à un quelconque mouvement conservateur. Ils sont tous, par principe, de fervents idéologues issus du socialisme révolutionnaire anticapitaliste.
C'est d'autant plus ubuesque que les créateur du nazisme ont eux-même donné à leur mouvement le nom de National-Socialisme, donc fondamentalement opposé à l'extrême-droite ! Qu'a de commun le nazisme avec le socialisme ? On va constater que le nazisme est fondamentalement un mouvement socialiste révolutionnaire et anticapitaliste.

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ANTICAPITALISME ET ANTISÉMITISME

Pour les socialistes, la solidarité et le partage n'est pas conciliable avec le capitalisme, c'est-à-dire avec le profit sans limites dans les mains de spéculateurs sans foi ni loi, qui s'enrichissent au détriment des travailleurs sans rien produire.
Dès ses débuts au XIXème siècle, l'idéologie socialiste, par ses doctrinaires et intellectuels tels Karl Marx, Pierre-Joseph Proudhon, Charles Fourier, Jean Jaurès, Émile Zola, ... voyaient les Juifs comme les maîtres du capitalisme mondial qui s'accaparaient des richesses du monde, et qu'il fallait donc mettre hors d'état de nuire.

"Le Juif est l’ennemi du genre humain. Il faut renvoyer cette race en Asie ou l’exterminer."
Pierre-Joseph Proudhon

"Nous reconnaissons donc dans la juiverie un élément antisocial actuel et général, qui a été porté jusqu'à son niveau présent par l'évolution historique à laquelle les juifs ont, sous ce mauvais rapport, collaboré avec zèle; et à ce niveau il doit nécessairement se dissoudre. Dans sa signification dernière, l'émancipation des juifs est l'émancipation de l'humanité à l'égard de la juiverie."
"Quel est le fond séculier de la juiverie ? Le besoin pratique, l'intérêt personnel.
Quel est le culte séculier du juif ? Le marchandage.
Quel est son Dieu séculier ? L'argent."
"Eh bien ! En s'émancipant du marchandage et de l'argent, par conséquent de la juiverie réelle et pratique, l'époque actuelle s'émanciperait elle-même. Une organisation de la société qui supprimerait les conditions préalables du marchandage, et donc la possibilité du marchandage, aurait rendu le juif impossible. La conscience religieuse du juif se dissiperait comme une fade buée, dans l'air vital véritable de la société."

"Sur la question juive" - Karl Marx (1844)

"Les Juifs, par l'usure, l'infatigable activité commerciale et l'abus de l'influence politique, accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois publics (…). Ils tiennent une grande partie de la presse, les grandes institutions financières, et quand ils n'ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus."
Jean Jaurès - Voyage en Algérie en 1895

"Il pénétra dans l’angle de droite, sous les arbres qui font face à la rue de la Banque, et tout de suite il tomba sur la petite bourse des valeurs déclassées : les « Pieds humides », comme on appelle avec un ironique mépris ces joueurs de la brocante, qui cotent en plein vent, dans la boue des jours pluvieux, les titres des compagnies mortes. Il y avait là, en un groupe tumultueux, toute une juiverie malpropre, de grasses faces luisantes, des profils desséchés d’oiseaux voraces, une extraordinaire réunion de nez typiques, rapprochés les uns des autres, ainsi que sur une proie, s’acharnant au milieu de cris gutturaux, et comme près de se dévorer entre eux. Il passait, lorsqu’il aperçut un peu à l’écart un gros homme, en train de regarder au soleil un rubis, qu’il levait en l’air, délicatement, entre ses doigts énormes et sales."
Émile Zola - Les Rougon-Macquart - L'Argent (1891)

"Est-ce qu’on a jamais vu un juif faisant œuvre de ses dix doigts ? est-ce qu’il y a des juifs paysans, des juifs ouvriers ? Non, le travail déshonore, leur religion le défend presque, n’exalte que l’exploitation du travail d’autrui. Ah ! les gueux ! Saccard semblait pris d’une rage d’autant plus grande, qu’il les admirait, qu’il leur enviait leurs prodigieuses facultés financières, cette science innée des chiffres, cette aisance naturelle dans les opérations les plus compliquées, ce flair et cette chance qui assurent le triomphe de tout ce qu’ils entreprennent. À ce jeu de voleurs, disait-il, les chrétiens ne sont pas de force, ils finissent toujours par se noyer ; tandis que prenez un juif qui ne sache même pas la tenue des livres, jetez-le dans l’eau trouble de quelque affaire véreuse, et il se sauvera, et il emportera tout le gain sur son dos. C’est le don de la race, sa raison d’être à travers les nationalités qui se font et se défont.
Et il prophétisait avec emportement la conquête finale de tous les peuples par les juifs, quand ils auront accaparé la fortune totale du globe, ce qui ne tarderait pas, puisqu’on leur laissait chaque jour étendre librement leur royauté, et qu’on pouvait déjà voir, dans Paris, un Gundermann régner sur un trône plus solide et plus respecté que celui de l’empereur."

Émile Zola - Les Rougon-Macquart - L'Argent (1891)

On voit que l'antisémitisme de Adolf Hitler et des dignitaires nazis ne fut pas une de leurs inventions, mais une reprise de slogans antisémites (Juifs au nez recourbé, doigts longs, visage et cheveux gras, spéculateurs, profiteurs, comploteurs,...) dans l'air du temps, et déjà connue et véhiculée par des idéologues socialistes du XIXème siècle.

Les doctrinaires du Parti nazi (tels Anton Drexler, Gottfried Feder, Joseph Goebbels, Gregor et Otto Strasser, Hermann Göring, Adolf Eichmann, Hermann Rauschning ...) étaient tous issus de la gauche socialiste.
Anton Drexler est le fondateur du Parti Ouvrier Allemand (DAP, Deutsche Arbeiterpartei). Le 12 septembre 1919, impressionné par les talents oratoires d'Adolf Hitler, il lui offre une petite brochure dont il est l'auteur : "Mein politisches Erwachen. Aus dem Tagebuch eines deutschen sozialistischen Arbeiters" (Mon réveil politique. Extrait du journal d'un travailleur socialiste allemand).
Ce qui convaincra Hitler d'adhérer au Parti Ouvrier Allemand dès 1919.
Par son charisme et ses dons oratoires, Hitler prend le commandement du Parti et change son nom en Parti Ouvrier National Socialiste Allemand (NSDAP, Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei), en expliquant le pourquoi de cette juxtaposition de noms, a priori contradictoires :
"Naionalisme et Socialisme sont deux conceptions identiques. Ce n'est que le Juif qui a réussi, en falsifiant l'idée socialiste et en la transformant en Marxisme, non seulement à séparer l'idée socialiste de l'idée nationaliste, mais surtout à les présenter comme eminemment contradictoires. Et il a effectivement atteint ce but. À la fondation de ce mouvement, nous avons pris la décision que nous exprimerions notre idée de l'identité de ces deux conceptions : malgré tous les avertissements, nous avons choisi, à partir de nos croyances et de par la sincérité de notre volonté, de l'intituler National-Socialisme."

"Pour nous, être nationaliste signifie avant tout agir en étant motivé par un amour sans limite et total pour le peuple, et être prêt, si nécessaire, à mourir pour lui. De le même façon, être socialiste signifie bâtir l'État et la communauté des hommes de manière à ce que chaque individu agisse dans l'intérêt de la communauté des hommes, et qu'il soit convaincu de la bonté et de la clairvoyance de cette communauté d'hommes, au point d'être prêt à mourir pour elle."
Adolf Hitler - Discours de Munich - 12 avril 1922

Le socialisme est indissociable de l'État nation, car par principe, le socialisme exprime la solidarité d'un peuple,  c'est le Juif qui aurait donc dénaturé l'idée de socialisme.

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"Ma sensibilité politique était à gauche; en tous cas, les tendances socialistes étaient tout aussi présentes que les tendances nationalistes."  
Adolf Eichmann - Mémoires

Les nazis devaient renverser le gouvernement par la révolution socialiste pour mettre à bas le libéralisme capitaliste.
Avant d'accéder au pouvoir, voici à quoi ressemblaient les tracts nazis déversés par milliers, ici, à l'attention des fermiers allemands, en 1932 :
"Fermiers Allemands, vous êtes representés par Hitler, et voici pourquoi !
Le premier danger pour le fermier allemand est le système économique américain, le grand capitalisme ! Il signifie la crise économique mondiale. Il signifie l'esclavage éternel de l'intérêt. Il signifie que le monde n'est plus qu'un large butin pour la finance juive de Wall Street, New York et Paris. Il asservit l'homme grâce aux slogans de progrès, de technologie, de rationalisation, de standardisation, etc...
Il ne connaît que le profit et les dividendes. Il veut transformer le monde en un cartel géant. Il met la machine avant l'homme. Il anéantit le fermier indépendant vivant sur sa terre. Son objectif final est la dictature du Judaïsme."

"The Weimar republic sourcebook" p142

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ANTI-MARXISME

Pour les nazis anticapitalistes, le marxisme n'était pas la solution car considéré comme un faux socialisme dénaturé par les Juifs, qui introduit une vision utopique internationaliste de "lutte des classes", alors que pour le nazisme, la hiérarchie et l'ordre de la société sont nécessaires au contrôle des masses, de la population.
La collectivisation avec la suppression de la propriété privée des moyens de production programmée dans la Russie bolchevique n'était pas nécessaire, les nazis prévoyant d'atteindre les mêmes objectifs, mais par d'autres moyens :
"Quelle est l'importance de cela, si je range fermement les hommes à l'intérieur d'un système disciplinaire duquel ils ne peuvent sortir ? Laissons-les posséder des terres ou des usines autant qu'ils voudront. Le facteur décisif est que l'État, par le Parti, est leur maître suprême, sans considération pour le fait qu'ils soient des propriétaires ou des travailleurs. Tout cela n'est pas essentiel; notre socialisme est bien plus profond. Il établit une relation entre l'individu et l'État, la communauté nationale. Pourquoi s'embêter à socialiser les banques et les entreprises ? Nous socialisons les être humains."
Adolf Hitler, cité par Hermann Rauschning, dans "Hitler m'a dit" p99-100

"Nous vivons au siècle du libéralisme finissant et du socialisme commençant. Le socialisme (dans sa forme pure) est l'assujetissement de l'individu au bien de l'État et à la communauté du peuple : cela n'a rien à voir avec l'Internationale ! Le Juif est internationaliste, comme le nomade et le tsigane sont internationalistes. Existe-t-il des Juifs patriotes ? Je ne crois pas. Pour ma part, je ne connais que des Juifs qui ont à l'égard de la nation, dans le meilleur des cas, l'attitude de spectateurs interéssés."
Joseph Goebbels - Journal 1923-1933 p50-51

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SIMILARITÉS ENTRE LE NAZISME ET LA RUSSIE BOLCHEVIQUE

L'État socialiste allemand du IIIème Reich, même sans la collectivisation forcée du système soviétique, n'en était pas moins totalitaire et radical sur le contrôle des moyens de production.
Sur les écriteaux placés par la police, sur les devantures des magasins et entreprises qui ne respectaient pas la réglementation des prix par exemple, il était mentionné :
"Magasin fermé sur ordre de la police pour cause d'augmentation des prix. Propriétaire en détention provisoire à Dachau."

Tout en critiquant violemment le marxisme, les nazis n'en reprenaient pas moins sa réthorique idéologique, presque mot à mot :
"Tout argent est poisseux parce qu'il vient avec de la sueur et du sang."
"Le capital naît en suant le sang et la boue par tous les pores."

Laquelle de ces citations est de Karl Marx, laquelle est de Joseph Goebbels ?

Et à votre avis, qui a écrit :
"Le travailleur dans un État capitaliste n'est plus un être humain, ni un créateur, ni un producteur. Sans qu'il puisse le comprendre, il est devenu une machine, un numéro, un rouage dans la machine. Il est aliéné par ce qu'il produit."
Karl Marx, ... ou Joseph Goebbels ?

"Le socialisme est l'objectif ultime de notre combat"
Joseph Goebbels - Journal 1923-1933 p125

"Le socialisme est l'idéologie du futur.”
Joseph Goebbels - une  biographie - Lettre à Ernst Graf zu Reventlow

Dans l'hebdomadaire de propagande national-socialiste "Der Angriff" du 15 juillet 1929, Joseph Goebbels est encore plus explicite :
"Le capitalisme prend des formes insupportables au moment où les objectifs personnels qu'il sert vont à l'encontre de l'intérêt de l'ensemble du peuple. Il procède alors des choses et non des personnes. L'argent est alors l'axe autour duquel tout tourne. C'est l'inverse avec le socialisme. La vision socialiste du monde commence par le peuple et passe ensuite aux choses. Les choses sont subordonnées au peuple ; le socialiste place le peuple au-dessus de tout, et les choses ne sont que des moyens de parvenir à une fin."
Joseph Goebbels - ”Capitalisme” Der Angriff, 15 juillet 1929 (journal hebdomadaire berlinois)

"Être socialiste, c'est mettre son ego au service de son prochain, c'est sacrifier son moi pour l'ensemble. Dans son sens le plus profond, le socialisme est synonyme de service."
Joseph Goebbels - Notes journalières (1926)

"Nous sommes socialistes parce que nous considérons la question sociale comme une question de nécessité et de justice pour l'existence même d'un État pour notre peuple, et non comme une question de pitié bon marché ou de sentimentalité insultante. Le travailleur a droit à un niveau de vie correspondant à ce qu'il produit."
Joseph Goebbels - "Ces damnés nazis. Pourquoi sommes nous socialistes ?" pamphlet de 1932

Le capitalisme est l'ennemi véritable du nazisme, Joseph Goebbels allant jusqu'à déclarer que :
"Mieux vaut succomber avec le bolchevisme qu'être réduit en esclavage avec le capitalisme." 
Joseph Goebbels - Journal 1923-1933

Adolf Hitler admirait par ailleurs le travail de Staline :
"Si Staline avait eu dix ou quinze ans de plus, la Russie serait devenue le plus puissant pays du monde, et deux ou trois siècles auraient été nécessaires pour faire changer cela. C'est un phénomène historique ! Il a augmenté le niveau de vie, cela ne fait aucun doute. Plus personne ne meurt de faim en Russie. Ils ont construits des usines là ou il y a deux ou trois ans il n'y avait que des villages inconnus, et des usines, tenez-vous bien, aussi grandes que les Hermann Göring Works. Ils ont construit des lignes de chemin de fer qui ne sont même pas encore sur nos cartes. En Allemagne nous nous disputons sur la fixation des prix des billets avant même de commencer à construire la ligne ! J'ai lu un livre sur Staline; je dois admettre que c'est une personnalité immense."
Hitler's table talk : 1941-1944 p661 - 26 août 1942 (Grand Amiral Raeder)

"Il est stupide de se moquer du système stakhanoviste. Les armes et les équipements des armées russes sont la meilleure preuve de l'efficacité de ce système dans la gestion de la ressource humaine dans l'industrie. Staline mérite notre respect inconditionnel. Dans son propre genre, il est un vrai camarade ! Il connaît très bien ses références, Gengis Khan et les autres, et la portée de sa planification industrielle n'est dépassée que par notre propre Plan Quadriennal. Et c'est évident également qu'il est tout à fait déterminé à ne pas avoir un chômage tel que celui qu'on trouve dans des pays capitalistes comme les États-Unis."
Hitler's table talk : 1941-1944 p587 - juillet 1942

La planification économique du Troisième Reich, le Plan Quadriennal, était une imitation du Plan Quinquennal de la Russie bolchevique.

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EXTENSION DE L'ÉTAT NATION : LE LEBENSRAUM ET LA GRANDE EUROPE

Comment concilier le nationalisme avec l'idéal socialiste, fondamentalement universel et fraternel ? 
Les nazis ont trouvé la solution, en élargissant les frontières au maximum dans deux directions :

- extension à l'est, pour rendre le peuple allemand indépendant des ressources énergétiques nécessaires à son fonctionnement autarcique. Ce qui sera communément appelé le "lebensraum" (espace vital), sa mise en application brutale à partir du 22 juin 1941 avec l'opération Barbarossa, lancera l'invasion de la Russie bolchevique.

- extension à l'ouest, avec la Nouvelle Europe ("Das Neue Europa"), la mise en place par l'Allemagne d'une Europe sans frontières, fraternelle et unie avec une monnaie unique, une Union Européenne sous contrôle de l'Allemagne nazie.

En fait, un internationalisme déguisé ressemblant vaguement à la Russie bolchevique, dont un de ses principaux constructeurs, le juriste Walter Hallstein, officier de la Wehrmacht, deviendra le premier président de la commission européenne de 1957 à 1967.

On comprend mieux pourquoi les élites de l'Union Européenne socialiste ont intérêt à diaboliser le nazisme, pour ainsi effacer ses véritables origines !

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SOLIDARITÉ DE L'ÉTAT SOCIALISTE

Comme dans les états socialistes, la solidarité doit être mise en oeuvre au niveau gouvernemental pour assurer le bien commun.

À partir du 1er mai 1934, Adolf Hitler rend la "journée nationale du travail" fériée, une fête célébrée dans tous les pays socialistes.

C'est le Troisième Reich qui a créé le fond de solidarité du Bien Être Populaire National-Socialiste (NSV : Nationalsozialistische Volkswohlfahr), qui fut l'organisation la plus influente pour aider les plus démunis par un programme social de redistribution des biens. La NSV qui comptait 3,7 millions d'adhérents en 1934, on comptera plus de 20 millions à la fin de la guerre.

En 1933, le Troisième Reich instaure le "Travail par la Joie", (KDF, Kraft durch Freunde), des aides aux loisirs bon marché qui permettent aux travailleurs allemands aux revenus modestes de passer des vacances dans des endroit luxueux à coûts réduits (croisières à Madère, dans les îles Canaries, excursions dans les Alpes bavaroises, en Italie, en Norvège, sur la mer Baltique ...). En 1938, on estimait à 180 000 le nombre de participants aux croisières organisées par le Reich.

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L'EXTRÊME-DROITE CONTRE LE NAZISME

Pour conclure, comme on assimile souvent nazisme et extrême-droite, voici quelques extraits de textes critiquant le national-socialisme d'Hitler de Jacques Bainville, représentant de l'Action Française, mouvement traditionnaliste d'extrême-droite qui atteint son apogée en France dans les années 1930, radicalement anti-hitlérien :
"Les éléments de la doctrine hitlérienne, à l'analyse, sont pourtant pauvres. Il n'y a rien chez elle qui ne soit connu et même que des livres français n'aient fourni. Gobineau est à la source du racisme. Le ministre hitlérien de l'instruction publique a cité l'autre jour comme une bible le livre d'un professeur d'anthropologie à la Faculté de Rennes, Vacher de Lapouge. Je me rappelle très bien que ce livre, L'Aryen, son rôle social, avait paru dans les environs de l'année 1900 et que Charles Maurras avait mis le très jeune lecteur que j'étais en garde contre ces rêveries de race pure. Un autre élément du national-socialisme c'est une sorte de naturisme, d'âge d'or agricole, d'artisanat élevé sur les débris des machines. C'est même en cela et par son refus d'accepter la conception matérialiste de l'histoire que ce socialisme est anti-marxiste. Mais qu'est-ce, sinon du Rousseau et George Sand, peut-être seulement remis à la mode de Gandhi et de son rouet ?"
Jacques Bainville - Extrait de la lettre "Prestige de la pensée allemande" (1933)

"Le programme des nazis ne tient pas debout. Toute la doctrine hitlérienne, si cela peut s'appeler une doctrine, est une suite de négations, une collection d'anti. C'est une pure démagogie, mais qui semble très bien adaptée au caractère allemand et faite pour lui plaire. Plus c'est absurde, plus c'est outré, et plus cela réussit. L'Allemagne n'est pas un pays où il soit vrai de dire que tout ce qui est exagéré ne compte pas. Il n'y a même que l'exagération qui, chez elle, paraisse avoir des chances de réussir."
Jacques Bainville - Journal Tome III, 1927/1935, note du 27 février 1935

"Qui eût dit qu'Adolphe Hitler, l'énergumène en chemise brune, recevrait un jour la visite du ministre des Affaires étrangères de Grande-Bretagne ? Qui l'eût dit après le massacre du 30 juin, après l'assassinat du 25 juillet ? (respectivement, "Nuit des longs couteaux" et assassinat du chancelier d'extrême-droite autrichien Dollfuss, le premier chef d'État à avoir dénoncé la menace du nazisme) On a pour l'Allemagne hitlérienne plus d'égards encore que pour l'Allemagne républicaine. On lui passe tout.
Pour les Allemands, quelle justification de la violence ! Pour les autres, quel étrange moyen de fonder la paix sur la moralité !
Le gouvernement britannique croit que le moment d'une grande tentative d'accord pacifique en Europe est venu. Il faut s'entendre ou périr. En tout cas, ajoute-t-il, on ne risque rien à sonder les dispositions du Führer... C'est vrai pourvu qu'on ne lui fasse pas sur l'essentiel des concessions imprudentes et qu'on ne ferme pas les yeux à la réalité de ses armements, tandis que lui-même aura toute facilité de tromper des partenaires trop complaisants." 

Jacques Bainville - Journal Tome III, 1927/1935, note du 27 février 1935

Source : "Le socialisme en chemise brune" - Benoît Malbranque

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